Résumé

Adolphe Philalèthe Familia, ou Melle Françoise et Melle Germaine… (1868)

Rassurez-vous, discrète Germaine, je ne viens pas vous ravir la clef du caveau mystérieux.
Mais, de grâce, rien qu'un coup d'oeil furtif à travers les fentes de la porte. Que si, par suite d'une maladresse involontaire, un peu de jour pénètre à l'intérieur, résignez-vous, en songeant que Dieu, pour le plus grand bien des créatures, permet au soleil d'éclairer les merveilles de la création.
On sait déjà comment la servante attentive et courageuse suffisait à tous les travaux de la cure. Mais peut-être s'est-on imaginé qu'après sa besogne quotidienne elle se reposait. Erreur !
Source : Gallica

Adolphe Philalèthe Familia, ou Melle Françoise et Melle Germaine… (1868)

Honnête Germaine, seriez-vous destinée à servir de pendant à Saint-Etienne !
Et puis, la vanité, pourquoi donc la compte-t-on?
La vanité, n'est-ce point le pivot universel sur lequel tourne éternellement le monde sublunaire? Otez de chacun de nous son grain de vanité, au lieu d'un être remarquable par un majestueux et florissant embonpoint, vous ne trouverez plus qu'un je ne sais quoi, maigre, blême, flasque, chétif, humble, qui n'osera plus s'appeler du glorieux nom d'homme; en d'autres termes, il n'y aura plus devant vous qu'un corps sans âme.
Source : Gallica

Adolphe Philalèthe Familia, ou Melle Françoise et Melle Germaine… (1868)

ZOÉ.
Mais si votre maîtresse me voyait ! — On est quelquefois si ridicule dans nos baraques.
FRANÇOISE.
Bah ! Madame se croirait déshonorée, si elle mettait le pied à la cuisine. Pourtant je n'ai jamais essayé de tacher de graisse ses robes, pour la dégoûter d'y venir.
— Pour Monsieur, c'est différent : il aime la bonne chère, et ne dédaigne pas d'en surveiller les apprêts.
Mais heureusement il est sorti. — Ainsi donc asseyezvous sans crainte.
(Zoé prend une chaise.)
FRANÇOISE, découvrant le pot-au-feu, et y puisant un bol de bouillon, qu'elle apporte sur la table.
Source : Gallica

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