“ Sous l’ouragan, j’ai tant courbé la tête, J’ai tant lutté contre l’âpre tempête, Que je voudrais ne plus me souvenir ! Comme un débris qu’un vent d’orage emporte, Vers l’inconnu, je vais sans me lasser ”
Ouragan
Définition et enjeux
L'ouragan, tempête violente issue des océans tropicaux, incarne la puissance destructrice de la nature. Des auteurs comme Victor Hugo, André Van Hasselt ou Élie Philippe Margollé ont abordé ce phénomène, mêlant météorologie et métaphore. Hugo évoque dans Le Pape une lutte cosmique, tandis que Van Hasselt compare l'ouragan à un tourbillon intérieur.
Margollé, lui, immortalise l'horreur des dégâts, illustrant ainsi la dualité entre la grandeur naturelle et la vulnérabilité humaine. Ces approches révèlent une préoccupation universelle : la tension entre forces élémentaires et fragilité des êtres.
Citations sur l'ouragan
André Van Hasselt,
Poèmes, paraboles et études rythmiques
(1862)
“ L'ouragan dans mon cœur, l'ouragan dans ma tête, Je suis comme un oiseau qu'emporte la tempête.. L'Hymalaya, sublime escalier de l'azur,Où l'aigle voyageur trouve un asile sûr, Que de fois, ô mon Dieu, dans ses brises neigeuses, Il m'a vu rafraîchir mes tempes orageuses ! Dans les eaux de ses lacs, tout frémissants d'horreur, Que de fois, ô mon Dieu, j'ai miré ma terreur Jusqu'à l'heure où la nuit vers l'Orient plus sombre Roulait dans les ravins ses avalanches d'ombre Et que les astres d'or s'allumaient dans les cieux Afin que l'infini me vît de tous ses yeux ! ”
Élie Philippe Margollé, Trombes et cyclones (1876)
“ Pendant toute la durée de l' ouragan , on n' entendit pas distinctement le tonnerre . Le hurlement horrible du vent , le grondement de l' Océan dont les lames monstrueuses menaçaient d' engloutir tout ce que l' ouragan laissait debout , le bruit mat des tuiles , la chute des toits et des murs , mille autres bruits formaient un fracas épouvantable . Ceux qui ont assisté à une pareille scène d' horreur peuvent seuls se faire une idée de l' effroi et de l' immense découragement que l' homme éprouve en présence de cette rage de destruction de la nature . ”
André de Guerne, Les Siècles morts
“ Un cri suprême, immense, et si plein d’épouvante Que, depuis le matin des temps, le ciel sacré N’en avait pas ouï de plus désespéré, Comme un vaste ouragan qui s’enfle, roule et passe, Sur les ailes des vents s’engouffra dans l’espace. ”
Edmond Arnould, Sonnets et poèmes , par Edmond Arnould… (1861)
“ Mais dans ce ciel si pur, mais sur cette eau sans ride Prévoyez la rafale, attendez l'ouragan. Le vent brise les mâts? L'onde emplit la carène? On lève sur les flots une tête sereine, Et l'on dispute encor sa vie à l'océan. ”
Jules Péroche, Poésies (1895)
“ En proie à l'ouragan, précipite tes lames ; Bondis sous la tempête et la nuée en flammes ; Comme un noir cataclysme accumule tes eaux ; Sous tes coups redoublés engloutis les vaisseaux ; Lance jusqu'au ciel même, en ta rage insensée, Ta propre écume, au loin par tous les vents chassée ; Quoi que tu puisses faire en tes déchaînements, Quels que soient ton orgueil et tes emportements, Près de cette autre mer de granit et de glace, A côté de ces flots que nul souffle n'efface, Devant cette grandeur au calme souverain, Pour moi, je te le dis, tu n'es plus rien qu'un nain. ”
“ Et l’ouragan est tel que je perds l’équilibre Et que je chois, la tête entre mes deux poings clos, Sourd, soûl, fou, me croyant une conque qui vibre, Pleine de tous les vents, grosse de tous les flots. ”
“ Et d’autres travailleurs montent d’autres fardeaux, Chacun ayant son sac de songes sur le dos ; Et les quatre ailes vont dans l’ouragan qui passe, Si vaste qu’en faisant un cercle dans l’espace, La basse est dans l’enfer et la haute est au ciel. ”
C. de Varigny, Revue des Deux Mondes
“ Dans l’ouragan déchaîné, le vent saute du nord au sud, de l’est à l’ouest, comme affolé, se débattant, dans une lutte suprême, avec un en nemi invisible, retombant tout à coup, vaincu, avec un hurlement de fureur. ”
Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ N’a connu que vents frais et source qui s’épanche, Et, tout blanc, s’est couvert de fleurs à chaque branche ; Mais d’un coup furieux l’ouragan l’a détruit : Il jonche au loin la terre, et la pitié le suit. ”
Romain Rolland,
Vie de Beethoven
“ L’orage s’amasse, à mesure que le soir descend. Et voici les lourdes nuées gonflées d’éclairs, noires de nuit, grosses de tempêtes, du commencement de la Neuvième.—Soudain, au plus fort de l’ouragan, les ténèbres se déchirent, la nuit est chassée du ciel, et la sérénité du jour rendue par un acte de volonté. ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ Au-dessus de la grêle et de l’ouragan fou, Laissant le globe en bas dans l’ombre, on ne sait où, Sous le renversement de l’urne. Intrépide, il bondit sur les ondes du vent ; Il se rue, aile ouverte et la proue en avant, Il monte, il monte, il monte encore, Au delà de la zone où tout s’évanouit, Comme s’il s’en allait dans la profonde nuit À la poursuite de l’aurore ! Calme, il monte où jamais nuage n’est monté ”
Aristide Roger,
Aventures extraordinaires de Trinitus…
(1873)
“ L'Océan répond par de profonds mugissements aux éclats de la foudre et aux sifflements des rafales de l'ouragan. Il tressaute d'indignation, bouillonne, se soulève, s'arrache de son lit et pousse vers le ciel ses vagues irritées et ses lames invincibles. Les vents acharnés contre lui le percent et réduisent ses flots en écume ; ils le perforent de leur spirale aiguë comme une vrille, creusent dans ses flancs d'énormes tourbillons et s'enfoncent avec fureur dans ces horribles plaies tournantes. ”
Adolphe Philalèthe, Familia, ou Melle Françoise et Melle Germaine… (1868)
“ Et par la pluie, par la neige, par les ardeurs d'un soleil tropical, au milieu des vapeurs brumeuses du matin, à travers les indomptables rafales de l'ouragan, sous les étreintes glaciales de l'hiver, le jour, la nuit, dans les chemins fangeux, sur les routes poudreuses, partout où peut se poser un pied humain, il cheminait, cheminait, cheminait, l'homme au manteau gris. ”
Théodore Pavie,
Revue des Deux Mondes
“ L’atmosphère est chaude, moite ; sans élasticité, signe précurseur de l’ouragan ! la brise est molle, souvent folle ou calme, signe d’ouragan ! le ciel est épais, incertain, parfois chargé d’une pluie chaude, signe d’ouragan ! Et, sous l’action de tant de mystérieuses alarmes, l’imagination dresse le tableau de tous les sinistres qui ont désolé ces mers. La mémoire des habitans est impitoyable, ils concentrent en un seul point les désastres de tout un siècle ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ Ainsi tombe le noir suaire;Le désert devient ossuaire,Et l'ossuaire nation. X Tout est la mort, l'horreur, la guerre;L'homme par l'ombre est éclipsé;L'Ouragan par toute la terreCourt comme un enfant insensé.Il brise à l'hiver les feuillages,L'éclair aux cimes, l'onde aux plages,A la tempête le rayon;Car c'est l'ouragan qui gouverneToute cette étrange caverneQue nous nommons Création. L'ouragan, qui broie et torture,S'alimente, monstre croissant,De tout ce que l'âpre natureA d'horrible et de menaçant ”
“ Au milieu des mugissements de l’ouragan, à la lueur des éclairs, on vit alors, sur les flancs de la montagne, l’homme au front marqué de noir descendre à grands pas à travers les rochers et les arbres courbés sous les efforts de la tempête. La marche de cet homme n’était plus lente, ferme et calme... mais péniblement saccadée, comme celle d’un être qu’une puissance irrésistible entraînerait malgré lui... ou qu’un effrayant ouragan emporterait dans son tourbillon. ”
“ L’orage en torrent dans les blés, Par delà ce lac morne, où pendent Tant de buissons échevelés ; Plus loin que les terres arides Du chef maure au large ataghan, Dont le front pâle a plus de rides Que la mer un jour d’ouragan. ”
Théophile Gautier,
La Comédie de la Mort
(1838)
“ Éponges, polypiers, madrépores, coraux, Comme dans les forêts, s’y courbent en arceaux, S’y découpent en vertes franges. Le frisson de mon dos fait trembler l’Océan, Ma respiration soulève l’ouragan Et se condense en noirs nuages ”
Paul Féval, Le prince Coriolani : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1880)
“ Dès que son flot bouillant touchait le pied d'un arbre, l'écorce éclatait, les feuilles crispées se tordaient, l'arbre tombait. Au loin sur les collines environnantes, sur les terrasses de la ville, sur les navires que la mer ballottait, car l'ouragan était revenu dans le golfe, tous les spectateurs se disaient: — Que font ceux-là si près de la mort? Ils auraient encore le temps de fuir ! ”
Étienne Eggis, Voyages aux pays du cœur
“ Et les flots turbulents brisés par le rivage Chantaient en retombant sur l’écueil froid et bleu, Ils parlaient cette langue inconnue et sauvage Que parle l’ouragan quand il cause avec Dieu. chant des vagues. Nous sommes le miroir où le ciel se reflète, Nous savons l’avenir que l’univers attend, Car sur nos fronts meurtris que l’orage soufflète, Souvent la main de Dieu se repose et s’étend. ”
Gaëtane de Montreuil , La mort d’un pin
“ Et tous ces paquets noirs, qui dans le ciel se glissent, S’amassant vers le nord, sont signe d’ouragan : On dirait que des mains lentement les déplissent, Les chiffonnant ainsi qu’un sombre et long ruban. ”
Arthur Buies,
Chroniques
(1873)
“ J’ai vu, durant sept à huit minutes, le plus terrible ouragan qui puisse passer sur un fleuve, dans quelque pays que ce soit, en une seconde le jour devenir la nuit et le ciel disparaître sous les flots rapides de nuages noirs comme l’âme d’un entrepreneur. ”
Jules Péroche, Les rimes choisies (1853)
“ Qu'entr'ouvre l'ouragan, la nuit, pour qu'on y tombe ! » Nous serons tout aux champs, aux prés, aux bois épais : » Les champs sont doux; ils sont pleins de joie et de paix. a Mais bientôt, s'élevant du roc, de cime en cime Ses cris désespérés roulèrent sur l'abîme. « Mon Dieu ! mort ! il est mort ! » Et les flots sur le bord, Hurlant sous l'ouragan, disaient : mort ! il est mort ! Le vieillard entendait, haletant sur la rive, Cette voix de la mer immensément plaintive, Et son âme, navrée aux coups de son malheur, Semblait, à chaque cri, se briser de douleur. ”
“ Toute blanche dans le noir, toute nue dans l’ouragan, la jeune femme, les coudes à la rampe, faisait face à la mer, tout entière à la bataille des vagues se ruant forcenées à l’assaut des falaises et hurlant en tempête. ”
Charles Calemard de La Fayette,
Le Poëme des champs, par Ch. Calemard de La Fayette
(1873)
“ Qui, lorsque l'ouragan, ce dur pasteur des ondes, Presse de ses troupeaux les hordes vagabondes, Et flagellant l'écume au front des flots amers, Contre la rive nue échevelle les mers, Géant insoucieux de l'ouragan qui gronde, Sourit de ces vains bruits dont s'émeut tout un monde, Et quand la mer se calme et qu'il pourra s'y voir, De son lointain sommet prend la mer pour miroir! ”
Friedrich Nietzsche,
La Naissance de la tragédie
(1872)
“ Mais comme se métamorphose tout à coup ce morne désert de notre culture épuisée, sous le charme de l’enchantement dionysien ! Un ouragan entraîne toutes ces choses mortes, pourries, disloquées, avortées, en un tourbillon de poussière écarlate, et, tel un vautour, les enlève dans les airs. ”
Théophile Gautier,
Partie carrée
(1851)
“ Le vent, engouffré sous la voûte humide, poussait de ces gémissements qui ressemblent à des voix humaines, et par lesquels la nature, dans des nuits d'ouragan, semble déplorer des pertes inconnues : lamentations vagues, soupirs étouffés, sanglots qu'on dirait échappés d'une poitrine qui se brise, hurlements de victimes qu'oppresse le genou du meurtrier. ”
Napoléon Peyrat, L'arise : romancero religieux, historique et pastoral (1863)
“ Je me mis en chemin par une aube d'orage; Et pour calmer mon cœur, j'ai, sous le noir nuage, J'ai dans le tourbillon, sur mon doux luth, chanté Dieu, le Christ, et le ciel, l'amour, la liberté : Hymne ardent, lai plaintif, héroïque romance, Débris d'un long concert, et symphonie immense Dont, lambeau par lambeau, l'ouragan matinal Déchira l'accord tendre et le son virginal. ”
Marc Bonnefoy, Autour du drapeau : récits militaires (1891)
“ Regardez, là-bas sur la Montagne verte : l'éclair luit, l'ouragan de fer part, siffle, vole, courbant les hommes comme des roseaux, et se précipite sur un édifice en flammes qu'il ébranle par ses horribles détonations. ”
Edouard Schuré,
Un Poète norvégien de nos jours…
“ Sous le regard de la pleine lune s’éveille l’ouragan, la nuée s’effondre, et tombe l’eau torrentielle, la mince langue de terre est enlevée, et les plus solides rochers s’émiettent pendant que la mer roule vers l’éternité. ”
“ L’ouragan redouble de furie et le cheval de vitesse. Les arbres passent rapides à son côté, comme des files de gigantesques fantômes ; les monts et les bois filent devant ses yeux comme les visions d’un songe. ”
Jacques Delille,
L’Homme des champs
“ Tantôt de l’ouragan c’est le cours furieux. Terrible, il prend son vol, et dans des flots de poudre Part, conduisant la nuit, la tempête et la foudre ; Balaie, en se jouant, et forêt et cité ; Refoule dans son lit le fleuve épouvanté ; Jusqu’au sommet des monts lance la mer profonde, Et tourmente en courant les airs, la terre et l’onde : De là sous d’autres champs ces champs ensevelis, Ces monts changeant de place, et ces fleuves de lits ; Et la terre sans fruits, sans fleurs et sans verdure, Pleure en habits de deuil sa riante parure. ”
“ Vous avez dans le port poussé ma voile errante ; Ma tige a refleuri de sève et de verdeur ; Seigneur, je vous bénis ! de ma lampe mourante Votre souffle vivant rallume la splendeur. Surpris par l’ouragan comme un aiglon sans ailes, Qui tombe du grand chêne au pied de l’arbrisseau, Faible enfant, du malheur j’ai su les lois cruelles. L’orage m’assaillit voguant dans mon berceau. Oui, la vie a pour moi commencé dès l’enfance, Quoique le ciel jamais n’ait foudroyé de fleurs, Et qu’il ne veuille pas qu’un être sans défense Mêle à ses premiers jours l’amertume des pleurs. ”
André de Guerne, Le bois sacré (1898)
“ Tu vois à l'horizon, comme une mer sans bornes, Monter la nuit fatale où vous allez sombrer Et chanceler le temple où, battant tes Dieux mornes, Le suprême ouragan commence à s'engouffrer. Muses ! les temps nouveaux sont nés du sol barbare, Et ce siècle de fer vieillit toujours plus dur. Nul ne recueille plus la sanglante cithare Et la tête d'Orphée au bord du flot d'azur. L'homme a tari les eaux que buvait son enfance ; La neige des sommets n'est plus vierge de pas. ”
Louise de Montanclos, Récits d'un bon oncle sur l'Europe… (1868)
“ Tout à coup l'ouragan s'apaise, et le calme succède à cette horrible tourmente. On voit le nuage se retirer en passant rapidement sur les collines, portant avec lui, en d'autres lieux, la même épouvante et les mêmes ravages. ”
Arsène Houssaye,
La Robe de la mariée
(1869)
“ C'est dans un lieu muet de toute lumière qui mugit comme la mer quand elle est battue par les vents. L'ouragan infernal qui ne s'arrête jamais entraîne les esprits dans son tourbillon ; lorsqu'ils arrivent au bord du précipice ce sont des cris, des sanglots, des lamentations. ”
Valérie de Gasparin,
Andalousie et Portugal
(1886)
“ Si vous gagnez l'extrémité du couloir, vous retrouverez les perspectives infinies, mais aussi la tempête. Battu de tous les flots, assailli de tous les vents, le rocher siège dans un ouragan perpétuel. La violence des courants aériens qui la balayent m'explique ces murs partout levés, ces mille méandres qu'opposent les rues à la malice des autans. ”
“ C'était à coup sûr un souvenir des Calabres ou des Abruzzes. Figurez-vous des rochers noirs, dévastés, menaçans, suspendus comme un pont sur l'abîme; une plaine aride et maudite, éclairée par la lumière intermittente et livide d'un ciel orageux; de vieux troncs séculaires se tordant sous l'étreinte de l'ouragan, ou calcinés par la foudre. Nul vivant n'est témoin de cette scène de désolation et d'horreur; ou plutôt dans la lutte affreuse que les élémens livrent à la nature, l'homme a succombé le premier. ”
Jacques Normand, À tire-d’aile
“ Chacun a fui : seule avec moi Elle reste et veut, l’intrépide, Braver l’ouragan sans effroi. Elle se tient sur la jetée ; Le vent est très-fort, et souvent Fait gonfler sa robe écourtée : Que je voudrais être le vent ! ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo…
“ Quand l’ouragan épelle la nuit et la mer, répétant sans cesse les mêmes phrases, nous ignorons ce qu’il dit et à qui il parle, et nous le laissons bégayer. Nous ne faisons point de ratures à l’insondable. ”
Charles Dickens,
David Copperfield
“ Le vent semblait encore augmenter de violence, s’il est possible. Ses hurlements, et le fracas des vagues, le claquement des portes et des fenêtres, le gémissement étouffé des cheminées, le balancement apparent de la maison qui m’abritait, et le tumulte de la mer en furie, tout cela était plus effrayant encore que le matin, la profonde obscurité venait ajouter à l’ouragan ses terreurs réelles et imaginaires. ”
“ Quelques noirs mélèzes centenaires, pointant naguère çà et là dans ces déserts, comme des croix dans un champ de repos, ont été arrachés, brisés, emportés au loin par la tourmente... À cet ouragan furieux, qui déracine les grands arbres, qui ébranle les montagnes de glace, qui les heurte masse contre masse, avec le fracas de la foudre... à cet ouragan furieux ces deux voyageurs ont fait face. ”
