Jules Péroche, Poésies (1895)
“ J'aimais les champs ; j'aimai le monde, Et, pauvre enfant sans guide, un jour, Pour Paris, océan qui gronde, J'ai fui les champs, source d'amour, L'illusion était si douce ! Je m'enivrais de tant d'espoir ! Mais le rayon d'or, sur la mousse, Etincelle, n'a lui qu'un soir. O mon Dieu ! que Paris est vide De ce bonheur tant désiré ! C'est un désert brûlant, aride, Par un doux mirage éclairé. Loin, on croit voir, pure d'orage. Luire une oasis, éden vert. On approche : le doux mirage Tombe et c'est toujours le désert. ”
