Résumé

Félix Simon Au chemin de la vie (choix de poèmes… (1929)

Oh ! n'était-ce qu'un Rêve ? De l'éblouissement... plus rien! Non, mais la grève, Cette grève maudite où la douleur parfois L'amène pour penser aux grandeurs d'autrefois.
Oui, c'est bien l'océan qui lui souffle l'haleine Brûlante de ses flots. Ce roc, c'est Sainte-Hélène... L'Aigle est encore au gouffre, et dire qu'il croyait Planer parmi l'azur, tant le Rêve brillait...
Comme un ciel orageux, sinistre et chargé d'ombre,
Son front s'appesantit sur ses yeux, lourd et sombre.
Oh ! l'avoir arraché des sommets de clarté,
Pour l'enfouir vivant dans cette obscurité,
Oh !
Source : Gallica

Félix Simon Au chemin de la vie (choix de poèmes… (1929)

En proie à la Détresse Ton coeur sonne le glas... C'est dur, je le confesse,
Mais sois donc fort mon gâs...
Sous le poids de l'orage Quand ton Rêve éperdu, Comme un oiseau volage, Disparaît, confondu,
Quand la Haine maudite S'acharne sur tes pas,
Lève le front bien vite, Regarde au ciel mon gâs.
La vie est ainsi faite, Tu n'y changeras rien,
Pour les uns c'est la fête, Où tout s'annonce bien,
Pour d'autres la blessure Qui ne se ferme pas, La sourde meurtrissure, Prends courage, mon gâs.
Prends courage, la vie N'est qu'un cruel détour Au bonheur qui convie Ton âme au grand Retour.
Source : Gallica

Félix Simon Au chemin de la vie (choix de poèmes… (1929)

Qu'advient-il des yeux, des yeux tant aimés Qu'on ne verra plus s'ouvrir sur la terre ?
Dans la clarté blonde, aux matins d'été, Sont-ils ces rubis qui perlent dans l'herbe ? Ou bien revêtus d'azur velouté Sont-ils les bluets des moissons superbes ?
Ne forment-ils point aux champs éthérés
La floraison splendide des étoiles,
Et ces astres d'or d'êtres adorés
Sont-ils pas les yeux dans les nuits sans voiles ?
Ou le pur éclat des reflets d'argent Des sources glissant sous les fraxinelles, N'est-il pas l'éclair mobile et changeant Dont s'irradiaient leurs vives prunelles ?
Source : Gallica

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