Maurice Olivaint, Poèmes de France et de Bourbon (1905)
“ Cardinaux et martins, avec des cris charmants, Cinglent par longs circuits vers leurs appartements Faits de rameaux en fleur que la brise balance. Puis, leur chanson s'endort; c'est le soir, le silence; Sur la mer, le soleil meurt baigné de carmin. J'attire mon amie, en lui pressant la main, Vers le sofa de soie, auprès de la fenêtre; Dans l'ombre qui grandit nous goûtons le bien-être D'un amour que mon coeur voudrait croire éternel. Des essaims de vapeurs roses courent le ciel Où mon regard, errant de nuage en nuage, Suit leur vol gracieux d'oiseaux d'or en voyage. ”
