Résumé

Henri Villard En vacances, essais poétiques par Henri Villard (1882)

Non! je veux qu'elle soit vivante, forte et libre;
Je veux que dans sa main l'homme tienne son coeur,
Qu'il ait souci du mal, et que son âme vibre,
Comme une lyre émue, à tout souffle d'honneur.
Mais l'homme est seul, hélas ! il faut à sa faiblesse
Un sûr appui qui la soutienne et la redresse,
Et dans la Papauté je lui vois cet appui.
Le Pape seul maintient la liberté des âmes.
Quand tout, autour de nous, dans la boue ou les flammes
S'écroule, notre espoir doit s'attacher à lui.
Non ! le Pape n'est pas, à mes yeux, le vicaire
De Jésus, fils de Dieu
Source : Gallica

Henri Villard En vacances, essais poétiques par Henri Villard (1882)

Je crois au printemps ! je crois à l'amour ! La gloire n'est pas le rêve d'une ombre, Elle est à mes yeux un rayon du jour ! L'or lui-même abdique un sceptre éphémère; S'il rend un foyer aux enfants sans mère, Il se divinise, il est charité. Tout se transfigure avec Dieu pour maître ! Qu'importe la mort à qui doit renaître, S'il sème ici-bas pour l'éternité?
Source : Gallica

Henri Villard En vacances, essais poétiques par Henri Villard (1882)

Femmes au regard pur, hommes mûris par l'âge, La foule se pressait de la nef jusqu'au choeur, Et ce n'était partout qu'une voix et qu'un coeur. Quand elle eut achevé son cantique à Marie, Inclinée à l'autel, la foule recueillie A la voix du curé s'assit, pour écouter Dans la chaire, un vieillard qui venait d'y monter. Son aspect révélait une douceur divine, Il avait ses deux mains jointes sur sa poitrine, Et sur son col penché sa tête s'affaissait ; Un évêque d'ailleurs, sa croix d'or l'annonçait.
Source : Gallica

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