Adolphe Carcassonne, Premières lueurs. Poésies, par Adolphe Carcassonne… (1852)
“ Dernier souffle de vie, éteins-toi dans mon coeur ! Je ne dois plus te voir.... Roi des mondes de flamme, Dieu tout-puissant, Seigneur! Daigne, daigne accueillir l'encens de ma prière, Écoute ma douleur plus amère aujourd'hui ! Le Nil est moins cruel qu'une main meurtrière : Veille sur mon enfant, je le confie à lui. Oh ! couvre-le, mon Dieu, de l'ombre de ton aile, Suspends ton saint regard à ce frêle arbrisseau ; Du lumineux rayon de ta grâce éternelle Protège son berceau ! Fais planer sur son front l'ange de l'innocence; Rends à la vie, au jour, ce pauvre lis plié ! ”
