“ J’AI DÉPOSÉ MON LUTH J’ai déposé mon luth, qu’il se repose enfin ! N’attendez plus de moi de chants ni de poèmes, Je ne suis plus, hélas ! ce que j’étais jadis Car j’ai déjà perdu le meilleur de mon âme [1] , Le feu ne brûle plus, il n’a plus d’étincelles, Et sa flamme n’est plus que de l’arbre brûlé, Où es-tu ? Qu’es-tu devenue, Douce jeunesse de mon âme ! ”
Luth
Définition et enjeux
Le luth, instrument à cordes pincées, occupe une place centrale dans l'histoire de la musique occidentale. D'origine arabe (oud) et persane (barbat), il a trouvé son chemin en Europe à partir du XIVe siècle, s'enrichissant de frettes et de cordes pour devenir un instrument polyphonique.
Son rôle dans la musique de la Renaissance et du Baroque, ainsi que son déclin au XVIIIe siècle, ont été analysés par des auteurs comme János Arany, qui y voit un symbole de jeunesse perdue, ou Michel Abadie, qui le présente comme un outil divin. Aujourd'hui, réhabilité grâce aux efforts de musiciens contemporains, le luth continue d'inspirer compositeurs et chercheurs, illustrant sa pérennité dans la tradition musicale.
Citations sur le luth
Jean-Antoine Roucher,
Les Mois
“ Mon luth, fidèle écho du plus sage des rois, Condamne tout excès ; tout excès est folie. Par la main des plaisirs aux vertus je vous lie ; J’endors vos noirs chagrins, je charme vos douleurs, Et vous mène au tombeau par un sentier de fleurs. ”
Anonyme, À Fès - La journée de prière
“ Un jeune homme accordera son luth, par petits tâtonnemens lents qui jettent dans le lourd silence comme des gémissemens. Nul ne sera impatient. Les plaintes du luth cherchant péniblement son accord s’apaiseront lentement. Alors une jeune voix posera une chanson basse et rapide sur ces battemens du luth qui sont un rythme plus qu’une musique, quelque chose comme un battement d’ailes strident, à peine plus nuancé, à peine plus mélodique que le chant des cigales par les clairs jours d’été. ”
Nouvelle Lyre Canadienne ou Chansonnier de tous les âges (1858)
“ Partout, vieillards, filles, garçons, Disent : On bénit sa rencontre Quand son luth éclate en chansôbs. Que de bonheur il en retire, Si tant d'échos, émus cent fois, Vont à l'oreille lui redire Les chants que leur souffle sa voix ! Mais, sur son grabat, quels fantômes Chaque jour troublent ses esprits.! Il ressent là tous les symptômes Des maux que son luth a guéris. Ennuis, chagrins, fièvres, misère, Se vengent du roi des jongleurs. ”
Michel Abadie, L’Angelus des sentes
“ Le luth que t’ont tendu les dieux en te voyant ; Et j’enflamme tes pas de roses et de lierre.⁂ Lève-le plein d’éclat vers les neuf saintes sœurs Ton luth pesant de chants mûris comme un automne ! Et que ta grave voix torrentueuse tonne Avec des bruits d’abîme inconnus et berceurs. La terre roule des sanglots. Fais les revivre Au soleil de la route aimante que tu suis ! Ma force d’or t’éclaire et mon rêve t’enivre Et tous les astres d’aube en tes beaux yeux ont lui. Ô héros ! je t’accueille avec espoir, sachant Qu’en toi tressaille une âme aux rythmes fiancée. ”
Galoppe d'Onquaire,
Hommes et bêtes, physiologies anthropozoologiques mais amusantes
(1862)
“ Chez nous on nomme LUTH , par extension, un bipède tout différent, qui paraît sans -cesse agité par la présence d'un démon qui le possède; il est très-maigre, et laisse croître barbe, ongles et cheveux, pour attester son sublime détachement des choses .terrestres. Le luth est frère de la lyre, mais il se proclame son aîné ; il a la prétention de ne chanter que les héros et les dieux, et il plane invariablement à trois mille mètres au-dessus du niveau des idées naturelles. ”
Victor Davin, Épître à M. de La Mennais (1837)
“ Et Luther, tourmenté, voit du sein des enfers, Son beau front rajeuni, dominer l'univers. Quelle que soit ta secte, elle est celle d'un homme; Elle a l'inanité d'un énorme fantôme. On la verra crouler, mourir dans son néant, Quand l'Eglise debout, sur ses pieds de géant, A son dernier convoi, son aurore dernière, Pleurera des enfans sourds à la voix de PIERRE. Mais non! Pas un chrétien, apostat comme toi, Par un vil attentat, ne meurtrira la foi ; Non! ”
Joseph Orsier, Henri Cornélis Agrippa, sa vie et son oeuvre d'après sa correspondance
“ Puisse Dieu vous conserver la santé que tout ce que peut désirer un cœur vraiment chrétien vous arrive ! Vous saluerez pour moi cet hérétique invincible qui se nomme Martin Luther, qui, comme le dit saint Paul, sert Dieu dans cette secte que l’on appelle Heresia. ”
Adrien Rouquette,
La Thébaïde en Amérique
“ Quel est l’homme au cœur délicat et sensible qui pourra supporter les déclamations déhontées de Luther, surtout s’il a lu les pages des Cyprien, des Ambroise, des Jérôme, et des autres flambeaux de l’Église catholique, sur le sublime honneur d’une vierge chrétienne ? Qui trouvera mauvais de rencontrer, dans ces siècles où la barbarie la plus féroce régnait sans frein, ces demeures solitaires où les épouses du Seigneur s’abritaient contre la corruption du monde, incessamment occupées d’élever leurs mains au ciel, pour en faire descendre sur la terre la rosée de la divine miséricorde ? ”
Martin Luther, Mémoires de Luther écrits par lui-même…
“ Non sum, non sum.—Dans un sermon au peuple, il dit que lui et le diable se connaissaient 244 de longue date, qu'ils étaient en relations habituelles, et que lui, Luther, avait mangé plus d'un grain de sel avec Satan.—Cochlæus, Vie de Luther, préface et pages 1 et 2.—Voir le chapitre du diable dans notre second volume.Des Espagnols, qui se trouvaient à la diète d'Augsbourg (1530) , croyaient sérieusement que Luther avec sa femme devait engendrer l'Anti-Christ. Luth. Werke, t. ”
Jules Soury,
Luther, Histoire de sa préparation exégétique
(1877)
“ Il paraît bien plus sûr à Luther de dire que, quand Dieu le veut, une comète s'allume au firmament en signe de terreur, ou qu'un arc-enciel brille en signe de grâce. L'arc-en-ciel nous enseigne la foi et la crainte de Dieu, vertus qu'ignore la philosophie, tout occupée qu'elle est de la cause matérielle et formelle du phénomène : seule la théologie en montre la cause finale. ”
Henri Pirenne,
Histoire de l’Europe des invasions au XVIe siècle
“ Luther appartient au nombre de ces hommes qui, dans tous les pays et à toutes les époques, sont troublés jusqu’au plus intime de leur conscience par ces problèmes religieux qu’il est plus facile de sentir que de définir. ”
Louis Veuillot,
Pensées de M. Louis Veuillot, recueillies de tous ses ouvrages
(1845)
“ C'est un singulier spectacle que celui de cette église mipartie. Je ne sais ce qu'en pensent les enfants de Luther; mais il me semble que tout ce qui ressemble à une religion, à une foi, se trouve dans ce coin où les cierges allumés brûlent devant les images saintes, où un digne prêtre , père et frère des malheureux qui forment sa famille, célèbre avec majesté le sacrifice d'amour et de salut, où tous les jours des croyants fidèles viennent pieusement rendre grâces de leurs joies et de leurs chagrins. Qu'importe si la chaire de l'erreur s'élève en face de l'autel de vérité! ”
Jean-Marie-Vincent Audin,
Histoire de la vie, des ouvrages et des doctrines de Calvin
(1841)
“ Vous savez quel rôle le démon joue dans le drame religieux de Luther, où il est orateur, théologien, pamphlétaire, poète; où il ceint la thiare, le diadême, la robe de professeur, le bonnet de docteur, le capuchon monacal. C'est l'être créé qui a rendu à Luther le plus de services. Un empereur comme Charles V s'avise-t-il de poursuivre la parole novatrice; Luther appelle le diable qui vient aussitôt et prend possession du monarque. Un prince comme Henri VIII d'Angleterre veut-il défendre les sacrements du catéchisme catholique ”
François-Timoléon Bègue Clavel, Histoire pittoresque des religions… (1844-1845)
“ Luther niait le purgatoire. La religion grecque le rejette pareillement ; mais elle suppose que les prières des vivants ont le pouvoir de soustraire les âmes coupables aux supplices de l'enfer, et de leur ouvrir directement l'accès de la béatitude céleste. D'après la croyance de l'Église romaine, les démons et les hommes réprouvés de Dieu sont dévorés dans l'enfer par un feu qui ne s'éteindra jamais. Les théologiens distinguent deux sortes de peines subies par les hôtes.de ce lieu de désolation et de ténèbres. ”
Louis Meyer , sa vie, son oeuvre… (1886)
“ Luther et son Église sont poussés avant tout par le besoin du salut. Ils remettent en lumière la doctrine de la justification par la foi en Jésus-Christ ; Jésus-Christ devient tout pour l'âme ; il est tout dans la Parole de Dieu, dans les sacrements, dans le culte, dans l'Église. ”
Deux Apparitions. La religion protestante et la religion catholique jugées par Napoléon le Grand… (1848)
“ Eh bien ! mon cher, puisque tu veux jouer le rôle de prédicant, voudrais-tu me dire d'abord quelles sont tes doctrines, tes croyances, ta religion. Voyons, n'y allons pas par quatre chemins : es-tu pour Luther? est-ce son Évangile que tu prétends enseigner? —Laissons là Luther : eh ! que m'importe un homme ! La Bible, la Bible seule, voilà notre religion, voilà nos doctrines, voilà notre Évangile. ”
P. Imbart de La Tour, Revue des Deux Mondes
“ Les seuls qu’il garde, le baptême et la cène, ne sont plus des moyens, mais des signes de notre justification. Dès 1520, Luther commence à attaquer les vœux monastiques, le célibat des prêtres, les observances, les fondations pieuses, les confréries. Il peut encore admettre l’invocation des saints et la prière pour les morts. Derniers vestiges d ’« idolâtrie » qui tomberont après la rupture ! Plus d’intermédiaires entre Dieu et l’âme. Il n’y a devant Dieu que des consciences individuelles, serves du péché ou serves de la grâce. ”
Clovis Pinard, Pierre Lainné, modèle de la vie chrétienne et sacerdotale… (1847)
“ Vous avez lu les diatribes de Luther et des autres apôtres du protestantisme contre le pape, les évêques, tous les catholiques en général. Sont-elles bien tolérantes ? Et les discussions pleines de fiel qu'ils avaient quelquefois les uns avec les autres vous semblent-elles aussi bien tolérantes? Plût à Dieu qu'ils se fussent bornés aux paroles ! Il n'en fut pas ainsi ; et ce beau manteau de tolérance universelle dont la réforme s'enveloppe avec orgueil, l'oeil impartial le voit souillé de plusieurs taches de sang. ”
Agénor de Gasparin,
Le bon vieux temps
(1873)
“ Telle heure de la vie de Luther nous transporte aux plus radieux sommets de l'histoire : vaillance, poésie, l'homme soulevé par les ailes de la foi, le coeur héroïque et plein de tendresses, l'àme immense avec les candeurs de l'enfant ; Luther est tout cela. Nos puritains, nos huguenots, plus austères, inébranlables, très-dignes et très-sérieux, obéissants devant l'Évangile, fiers devant la mort, semblent taillés dans le granit. Presque tous sont martyrs. ”
Alphonse Constant, Le Testament de la liberté, par A. Constant (1848)
“ Ceux qui, semblables à la chenille, ont filé des tombeaux pour y faire languir la pensée en chrysalide, se tiennent pour assurés de leur captive, et ils dorment sur cette terre prophétique que travaille depuis trois cents ans le génie de Luther ! ”
“ La puissante beauté et la finesse des princes de l’Église ont toujours démontré chez le peuple la vérité de l’Église ; une brutalisation momentanée du clergé (comme du temps de Luther) amène toujours la croyance au contraire. ”
Frédéric Dollé, Lettre historique à Marie-Amélie sur le protestantisme… (1842)
“ Voici maintenant un échantillon de la polémique religieuse de Luther : « Rome n'est que la racaille de Sodôme, dit-il, la prostituée de Babylone; le Pape n'est qu'un scélérat qui crache des diables, les cardinaux des malheureux qu'il faut exterminer. » — « Si j'étais le maître de l'empire , écrivait-il, je ferais en même temps paquet du pape et des cardinaux, pour les jeter tous ensemble dans la mer; ce bain les guérirait, j'en donne ma parole; j'en donne Jésus-Christ pour garant.» ”
Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique
“ Tous les historiens protestants ont insisté sur cet aspect de la pensée luthérienne, qui peut tout d’abord sembler favorable à l’action conquérante de la grâce en même temps qu’à l’effort moral de l’homme pour y coopérer. ”
François Laurent, Études sur l'histoire de l'humanité… (1855-1870)
“ Luther renchérit encore sur les catholiques; il prend au pied de la lettre les paroles des apôtres qui proclament Satan prince et Dieu de ce monde; il en conclut que le pain que nous mangeons, que l'eau que nous buvons, que l'air que nous respirons, que les habits que nous portons, enfin que tout ce qui constitue notre vie, appartient à l'empire du diable. Luther croyait fermement que les maux qui frappaient les hommes étaient l'oeuvre du démon ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Mais il doit sembler encore plus étrange que cela se passât au temps même de Luther, et qu’au milieu de Rome, un homme actif, habile, pieux, énergique, eût également la pensée d’unir l’ecclésiastique et même le sacré avec le séculier, d’introduire les choses divines dans le siècle, et par là de préparer aussi une réformation. ”
“ Ô vous, disciples de l’Évangile éternel, pères spirituels du grand Amaury, de David de Dinant, de Pierre Valdo, de Ségarel, de Dulcin, d’Eon de l’Étoile, de Pierre de Bruys, de Lollard, de Wiclef, de Jean Huss, de Jérôme de Prague, et enfin de Luther ! moines qui avez compris l’égalité, la fraternité, la communauté, la charité et la liberté ! moines qui avez proclamé les éternelles vérités que l’avenir doit expliquer et mettre en pratique, et qui maintenant ne produisez plus rien, et ne pouvez plus rien comprendre ! ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ L’empesé luthérien, le sauvage calviniste, l’orgueilleux anglican, le fanatique janséniste, le jésuite qui croit toujours régenter, même dans l’exil et sous la potence, le sorboniste qui pense être Père d’un concile, et quelques sottes que tous ces gens-là dirigent, se déchaînent tous contre le philosophe. ”
H. Taine, La Poésie moderne en Angleterre
“ Un laboratoire d’alchimiste, un grimoire de sorcière, de grosses gaîtés de villageois, d’étudians et d’ivrognes, le sabbat sur le Brocken, la messe à l’église! vous croiriez voir une gravure du temps de Luther, consciencieuse et minutieuse; rien n’est omis, les personnages célestes apparaissent dans les attitudes consacrées, selon le texte de l’Écriture, à la façon des anciens mystères. C’est le Seigneur avec les anges, avec le diable, qui vient lui demander la permission de tenter Faust, comme autrefois il a tenté Job ”
J.-B. Pelt, Dictionnaire de théologie catholique
“ Luther, d’après son principe fondamental que la foi seule justifie, dit que les ministres de l’Évangile déclarent seulement que les péchés sont remis à ceux qui ont la foi, ou encore qu’ils remettent les péchés en excitant, par leur prédication, la foi qui justifie les pécheurs. ”
Jules Michelet,
Histoire de France 1516-1547 (Volume 10…
“ En attendant, je leur défends de dire, à ceux qui tant de siècles ont désespéré l'âme humaine, qu'ils lui (p. 89) aient trouvé ses consolations. Vous la laissiez inguérissable, cette âme, inconsolable, jusqu'au premier chant de Luther.C'est lui qui commença, et alors toute la terre chanta, tous, protestants et catholiques. ”
P. Imbart de La Tour, Revue des Deux Mondes
“ Esprits fatigués de grimoires, âmes simples et pieuses qu’inquiète le sensualisme grandissant, mystiques détournés d’un monde où la foi dans la nature risque de détruire la foi en Dieu, tous ces affamés de rénovation, de liberté et d’idéal, viennent se joindre à ceux que des mobiles moins purs entraînent à la suite. La voie est ouverte où Luther a passé. ”
Charles de Viel-Castel,
L'Avenir de la France, réflexions et conseils…
(1851)
“ Il y avait ,au XVe siècle, un moine orgueilleux et charnel qui s'appelait Luther. Pour le châtiment de l'humanité, Dieu permit que cet homme naquit avec une intelligence supérieure et des passions farouches. ”
Martin Luther, Mémoires de Luther écrits par lui-même…
“ Il faisait ce manége depuis un an, et ni sa femme, ni ses enfans ne voulaient plus rester dans la maison [r128] . Luther dit au pasteur: «Cher frère, sois fort dans le Seigneur, 170 ne cède point à ce meurtrier de diable. Si l'on n'a point invité et attiré cet hôte chez soi par ses péchés, on peut lui dire: Ego auctoritate divinâ hic sum pater familias et vocatione cœlesti pastor ecclesiæ; mais toi, diable, tu te glisses dans cette maison comme un voleur et un meurtrier. Pourquoi ne restes-tu pas dans le ciel? Qui t'a invité ici?» ”
Martin Luther, Mémoires de Luther écrits par lui-même…
“ Les paysans, les gens grossiers qui ne recherchent que la liberté de la chair, les légistes qui décident toujours contre la foi, m'ont rendu si las, que j'ai rejeté décidément le 333 fardeau des affaires de mariages, et que j'ai dit à plusieurs de faire, au nom de tous les diables, ce qu'il leur plaira: Sinite mortuos sepelire mortuos. Le monde veut le pape! qu'il l'ait, s'il n'en peut être autrement. Tous les légistes tiennent pour lui. Je ne sais vraiment si, moi mort, ils auront le courage d'adjuger, à mes enfans, le nom de Luther et mes guenilles! ”
Martin Luther, Mémoires de Luther écrits par lui-même…
“ Luther ayant obtenu ce qu'il voulait, étant devenu prêtre, moine, tout étant consommé, et la porte close, alors commencèrent, je ne dis pas les regrets, mais les tristesses, les perplexités, les tentations de la chair, les mauvaises subtilités de l'esprit. Nous ne savons guère aujourd'hui ce que c'est que cette rude gymnastique 8 de l'âme solitaire. Nous donnons bon ordre à nos passions. Nous les tuons à leur naissance. ”
Martin Luther, Mémoires de Luther écrits par lui-même…
“ Mon désir, ma prière et mon conseil sont que personne n'achète l'indulgence. Laissez les mauvais chrétiens l'acheter; que chacun marche pour soi.»—§ XVIII. «Si les âmes peuvent être tirées du purgatoire par l'efficacité de l'indulgence, je n'en sais rien, je ne le crois même pas; le plus sûr est de recourir à la prière... Laissez les docteurs scolastiques rester scolastiques; ils ne sont pas assez, tous ensemble, pour autoriser une prédication.»Ce morceau, très court, semble moins un sermon que des notes sur lesquelles Luther devait parler. ”
