Pierre Valdo

Définition et enjeux

B. Tron Pierre Valdo et les pauvres de Lyon (1879)

Pierre Valdo n'admit, jamais cette façon de dispenser les hommes de l'obéissance entière qu'ils doivent au Seigneur. Si, beaucoup plus tard, quelques-uns de ses disciples semblent revenir, sur ce point comme sur d'autres, aux erreurs du catholicisme, il ne faut pas oublier que c'étaient précisément ceux qui l'avaient abandonné. Quant à lui et à ceux qui lui sont demeurés fidèles, ce qui les distingue entre tous, c'est leur soumission sans réserve à la Parole de Dieu.
Source : Gallica

Alexandre Bérard Les vaudois, leur histoire sur les deux versants des Alpes… (1892)

Ces habitudes de propagande qui supposent des mœurs nomades très fréquentes chez nos montagnards, lesquelles ne pouvaient exister au XIIe siècle, sont certainement de beaucoup postérieures à Pierre Valdo.
Pierre de Bruys, le précurseur de Valdo, avait été brûlé à SaintGilles quarante ans auparavant : l'apôtre vaudois avait-il laissé des disciples qui, comme lui, prêchaient en langue vulgaire ?M. de Rochas le croit et pense que c'est à la voix de l'un d'eux que la conversion de Pierre Valdo a été déterminée. C'est peut-être là une simple allégation dénuée de preuve
Source : Gallica

Portrait de Émile Gebhart Émile Gebhart Revue des Deux Mondes

Les vaudois, dont le fondateur Pierre Valdo, précurseur hérésiarque de saint François, s’était volontairement dépouillé de ses richesses, afin d’être pauvre parmi les pauvres, n’avaient qu’une théologie fort médiocre, mais leur bonté d’âme et leur simplicité étaient admirables : communauté de petites gens qui s’appelaient eux-mêmes les humiliés et que méprisaient fort les bourgeois et les seigneurs, tantôt ils osaient prêcher sur les places publiques et forcer la porte des églises, tantôt ils fuyaient dans les montagnes et dans les bois
Source : Wikisource

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