Henri-Dominique Lacordaire

Élements biographiques

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Conférences de Notre-Dame de Paris… (1853-1855)

« Il n'y a rien dans l'intelligence qui n'ait été auparavant dans les sens. » Non pas, Messieurs, que l'âme ne reçoive en elle-même, antérieurement à tout commerce de son corps avec la nature, une illumination directe de Dieu, illumination qui est à son regard intérieur ce que la lumière sensible est à l'œil extérieur ; mais, malgré cette divine communication, la pensée ne prend sa forme, et en quelque sorte ses contours, qu'après que les sens, au moyen des images et de la parole, ont apporté à l'âme, dans son sanctuaire le plus profond, le tribut de leur exploration dans le monde visible.
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Mémoire pour le rétablissement en France de l'ordre des Frères Prêcheurs (1839)

Quiconque pourra être mesuré à la taille de la croix sera sauvé ; quiconque n'aura rien dans ses membres et son cœur qui s'adapte à la croix sera perdu : les uns iront au royaume de l'amour, les autres au royaume de l'égoisme. Ici-bas, ces deux royaumes sont mêlés. L'Église, foyer de l'amour, et le monde, foyer de l'égoisme, se pénètrent et se repoussent sans cesse, et, dans ce combat inépuisable, les ordres religieux sont l'effort le plus extrême de l'Église pour vaincre le monde à force de dévouement, et par conséquent de sainteté.
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Conférences de Notre-Dame de Paris… (1853-1855)

Mais il se fit par cette parole : Dieu est mort, une révolution que l'homme n'avait pas encore faite et qu'il n'a point imitée depuis, une révolution dans le cœur humain.
L'homme n'aimait pas Dieu, il aima Dieu ; l'homme n'aimait pas l'homme, il aima l'homme ; l'amour fut fondé sur la terre, et lui qui n'y était qu'une passion y devint une vertu. Au culte de la beauté sensible succéda le culte de l'éternelle beauté qui est en Dieu, et qui de Dieu descend invisiblement sur les âmes.
Source : Gallica

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