Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ Je presse le trot de mon chameau, j’entre dans le cercle du campement, je crie mon nom aux sentinelles, je me fais reconnaître des chefs : on m’entoure, on m’embrasse, on apporte le café de fête ; la tribu tout entière me reçoit comme un fils adoptif. Mais moi, je cherchais en vain des yeux mes souvenirs et mes images d’autrefois. La tribu avait vieilli comme un ami dont on a connu la jeunesse, et qu’on retrouve en cheveux blancs. Les anciens étaient morts, les jeunes gens étaient devenus des hommes, les hommes des vieillards. ”
