Alexandre Le Roy,
A travers le Zanguebar : voyage dans l'Oudoé…
(1899)
“ Quand le soleil se couché et que, vers sept heures, la nuit envahit les jungles, il vous semble qu'un grand silence se fait dans la plaine. Seulement, lorsqu'on prête l'oreille, un bruit étrange, vague, sortant de partout, et si léger qu'il semble créé par l'imagination toute seule, s'élève comme la voix mystérieuse et indistincte d'un esprit qui hanterait ces lieux. Ce doit être une feuille qui tombe, un oiseau qui se réveille, un insecte qui bourdonne, peut-être un fauve qui passe; mais ce n'est au juste rien de tout cela : on dirait la forêt qui respire. ”

