Alexandre Le Roy

Élements biographiques

Portrait de Alexandre Le Roy Alexandre Le Roy,  A travers le Zanguebar : voyage dans l'Oudoé… (1899)

“ Quand le soleil se couché et que, vers sept heures, la nuit envahit les jungles, il vous semble qu'un grand silence se fait dans la plaine. Seulement, lorsqu'on prête l'oreille, un bruit étrange, vague, sortant de partout, et si léger qu'il semble créé par l'imagination toute seule, s'élève comme la voix mystérieuse et indistincte d'un esprit qui hanterait ces lieux. Ce doit être une feuille qui tombe, un oiseau qui se réveille, un insecte qui bourdonne, peut-être un fauve qui passe; mais ce n'est au juste rien de tout cela : on dirait la forêt qui respire. ”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Le Roy Alexandre Le Roy,  Sur terre et sur l'eau : voyage d'exploration dans l'Afrique orientale (1894)

“ Nous voilà d'ailleurs campés en un petit village charmant, tout paisible et tout frais, avec ses cases éparses sous les ombrages des larges sycomores et des grands bananiers verts : la vie primitive! La vie sans secousses, sans bruit, sans ambitions déçues, sans travaux accablants, sans entreprises enfiévrées, sans chutes lamentables, sans désespoirs, sans suicides, sans hontes, toute simple, comme ce fleuve qui l'alimente et qui, avant d'avoir sur tout son cours fait entendre un murmure capable de révéler sa présence à trois pas, va se perdre dans l'océan pour lequel il est fait. ”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Le Roy Alexandre Le Roy,  Au Kilima-Ndjaro (Afrique orientale… (1893)

“ Le spectacle que nous avons sous les yeux est de ceux en effet qui restent inoubliables. Sur le fond d'un ciel tout bleu, là devant nous, se détache comme dans un vigoureux tableau l'immense profil de la montagne merveilleuse. Deux sommets : l'un à gauche un peu arrondi et d'un éclat éblouissant, c'est le Kibô, le géant africain, qui porte à plus de 6000 mètres, sa tête couverte de neiges éternelles; l'autre, à droite, plus près de nous, déchiqueté, noir et terrible, avec seulement quelques traînées blanches : c'est le Kima-wenzé qui n'a que 5300 mètres, mais qui d'ici paraît égal à l'autre. ”
Source : Gallica

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