Résumé

Portrait de Alexandre Le Roy Alexandre Le Roy,  Sur terre et sur l'eau : voyage d'exploration dans l'Afrique orientale (1894)

“ Et voilà la vie qu'on coule, ce semble, douce, tranquille et silencieuse, vers l'éternité inconnue, comme le fleuve coule ses eaux. Et que leur faut-il, à ces pauvres braves sauvages, pour être des gens heureux? Des pantalons peut-être, des souliers vernis, des cigarettes et des chapeaux mous?
En réalité, en dehors d'un peu de linge, la civilisation matérielle d'Europe a peu à leur donner.
Mais il reste la vie de l'âme; et sous ce rapport, comme dit Bossuet, il y a dans leur civilisation un grand creux : Dieu leur manque.
”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Le Roy Alexandre Le Roy,  Sur terre et sur l'eau : voyage d'exploration dans l'Afrique orientale (1894)

“ Alors, pourquoi demandez-vous de la farine à ceux qui travaillent, du linge à ceux qui voyagent?
— C'est un droit, dit le chef. Ceux qui travaillent prennent un coin de terre, coupent un bout de forêt, tarissent un étang.
Or à qui sont les terres, les forêts et les eaux? C'est à nous. Et toi, quand tu passes, tu suis un sentier. Ce sentier, c'est nous qui l'avons fait.
— Ah!
— Oui.
— Mais si personne ne passait dans vos sentiers et ne cultivait vos terres, de quoi vivriez-vous?
— De quoi vivent les singes? Quand tu verras les singes mourir de faim, les Wa-Boni mourront aussi.
”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Le Roy Alexandre Le Roy,  Sur terre et sur l'eau : voyage d'exploration dans l'Afrique orientale (1894)

“ Quant à sortir à pied, il n'y faut pas songer : partout le fleuve a débordé, et ces grandes herbes qui s'étendent à perte de vue, ces cocotiers, ces aréquiers, ces manguiers qui bordent les deux rives, ces maisons elles-mêmes qu'on aperçoit ici et là, tout est dans l'eau. Ce district est celui de Tchara, — car chaque région du fleuve a son nom particulier, — il n'est guère habité que par les esclaves des Swahilis et des Arabes de Kau; mais avec plus de monde et de travail on pourrait y avoir des rizières magnifiques. ”
Source : Gallica

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