Résumé

Portrait de Jean-Baptiste Piolet Jean-Baptiste Piolet Les missions catholiques françaises au XIXe siècle… (1900-1903)

Or, de fait, c'est précisément l'idée que les Négrilles ont d'euxmêmes et qu'en ont tous les Noirs; ils se regardent et sont regardés comme les possesseurs primitifs de la « Terre », les maîtres des bois, et les détenteurs des secrets de la nature africaine. Partout leur vie est la même : ce sont des nomades, ne formant que des campements sans fixité, n'ayant ni industrie, ni commerce, ni culture, ni troupeaux, ni animaux domestiques quelconques, sauf un petit chien, qui, lui aussi, se trouve répandu sur tout le continent et qui rappelle -
assez, par sa vie, la vie misérable de ses maîtres.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Piolet Jean-Baptiste Piolet Les missions catholiques françaises au XIXe siècle… (1900-1903)

Porto-Novo est une des villes les plus importantes du Dahomey, remarquable surtout par ce fait que, nulle part ailleurs, sur la Côte des Esclaves, le contraste entre la barbarie et la civilisation n'apparaît plus saisissant. Il y a comme deux villes : la ville païenne et fétichiste et la ville catholique et religieuse ; l'une avec ses rues
tortueuses et sales où pullulent des nègres déguenillés, l'autre dans une situation saine et élevée, avec des constructions à l'européenne, des écoles, un hôpital, une maison de la Mission et une belle église aux vitraux coloriés.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Piolet Jean-Baptiste Piolet Les missions catholiques françaises au XIXe siècle… (1900-1903)

« Nous ne voyons partout, écrivent-ils, que des villages qui flambent, des gens qui se sauvent sur le lac, des brigands armés qui fouillent les replis des vallées et les bas-fonds des rivières où sont cachés les fuyards, puis reviennent, le soir, traînant les femmes et les enfants qu'ils ont liés tous ensemble. »
Partout coule le sang, partout fume l'incendie.
Mais tandis que dans l'Ouganda les Arabes s'efforçaient, pour se maintenir, de gagner au Coran de nombreux adeptes, au Tanganika, à part quelques exceptions insignifiantes, ils ne faisaient rien pour islamiser les Noirs.
Source : Gallica

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