Dahomey

Définition et enjeux

René Thévenin A. O. F., A. E. F. : la France noire… (1931)

Enfin, au milieu de la côte du golfe de Guinée s’était constitué un royaume du Dahomey. Au contraire des deux royaumes soudanais, où la majeure partie de la population était convertie à l’Islam, le royaume du Dahomey était fétichiste.
Les souverains, descendants des dieux, exerçaient un pouvoir très fort. Ils disposaient d’une armée courageuse et bien disciplinée où des femmes meme, les fameuses Amazones dahoméennes, se battaient avec une sauvage bravoure. Le
royaume du Dahomey fut le plus sérieux obstacle à l’établissement de la domination française dans la zone côtière.
Source : Gallica

J. Sarzeau Les Français aux colonies, Sénégal et Soudan français… (1897)

Le roi du Dahomey exerçait un pouvoir absolu et tyrannique. « Le souverain est un dieu, dit Elisée Reclus, la vie et la fortune de ses sujets lui appartiennent sans restriction. Il est le maître de tous les vivants, l'héritier de tous les morts. » Ce pouvoir sans limites n'avait d'autre contrepoids que l'influence, toute morale et religieuse, exercée par les féticheurs. Redouté de leurs sujets, les rois du Dahomey ne l'étaient pas moins de leurs voisins
Source : Gallica

E. Chaudoin Trois mois de captivité au Dahomey (1891)

Elles sont là quatre mille guerrières, les quatre mille vierges noires du Dahomey, gardes du corps du monarque, immobiles aussi sous leurs chemises de guerre, le fusil et le couteau au poing, prêtes à bondir sur un signal du maître.
Vieilles ou jeunes, laides ou jolies, elles sont merveilleuses à contempler. Aussi solidément musclées que les guerriers noirs, leur attitude est aussi disciplinée et aussi correcte; massées en ordre de chaque côté du trône, les chéfesses à l'écart et en avant sont près du roi sous leurs parasols, reconnaissables à leur air fier et résolu.
Source : Gallica

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