Religion d'État

Définition et enjeux

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière,  Revue des Deux Mondes

“ Mais donnons-leur surtout une « religion d’Etat, » c’est-à-dire une religion dont l’Etat soit le maître ; une religion dont il s’attribue le droit et la charge de diriger lui-même l’enseignement ; une religion dont les prêtres soient des « fonctionnaires » ; et une religion au moyen de laquelle on refasse « l’unité morale » de la patrie divisée, à peu près comme nos Codes ont fait son « unité juridique. » ”
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O'Nelly,  Pape et Rois, lettre à Mgr Dupanloup au sujet de la convention du 15 septembre et de l'encyclique du 8 décembre… (1865)

“ Qu'y aurait-il d'étonnant de voir dans les mêmes lieux, chez le même peuple, un pouvoir civil et un pouvoir religieux complétement indépendants l'un de l'autre, quoique liés entre eux par une religion d'État? Le premier dirigeant toutes les institutions civiles et politiques, tout le temporel; le second régnant sur les choses spirituelles, répandant autour de lui les maximes et les dogmes de la foi, et dirigeant de son siège apostolique l'humanité tout entière dans les voies de la sagesse et de la justice divines? ”
Source : Gallica

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