Michel Bakounine

Michel Bakounine

Résumé

Portrait de Michel Bakounine Michel Bakounine Dieu et l’État

Le christianisme est précisément la religion par excellence, parce qu’il expose et manifeste, dans sa plénitude, la nature, la propre essence de tout système religieux, qui est l’appauvrissement, l’asservissement et l’anéantissement de l’humanité au profit de la divinité.
Dieu étant tout, le monde réel et l’homme ne sont rien. Dieu étant la vérité, la justice, le bien, le beau, la puissance et la vie, l’homme est le mensonge, l’iniquité, le mal, la laideur, l’impuissance et la mort.
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Portrait de Michel Bakounine Michel Bakounine Dieu et l’État

Ce que je prêche, c’est donc jusqu’à un certain point la révolte de la vie contre la science, ou plutôt contre le gouvernement de la science, non pour détruire la science — ce serait un crime de lèse-humanité, — mais pour la remettre à sa place, de manière qu’elle n’en puisse plus jamais sortir. Jusqu’à présent toute l’histoire humaine n’a été qu’une immolation perpétuelle et sanglante de millions de pauvres êtres humains à une abstraction impitoyable quelconque : Dieu, Patrie, puissance de l’État, honneur national, droits historiques, liberté politique, bien public.
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Portrait de Michel Bakounine Michel Bakounine Dieu et l’État

C’est l’homme, c’est son âme immortelle emprisonnée singulièrement dans un corps mortel. Mais chaque homme considéré individuellement est infiniment trop restreint, trop petit, pour enfermer l’immensité divine ; il ne peut en contenir qu’une très petite parcelle, immortelle comme le Tout, mais infiniment plus petite que le Tout. Il en résulte que l’Être divin, l’Être absolument immatériel, l’Esprit, est divisible comme la matière. Voilà encore un mystère dont il faut laisser la solution à la foi.
Si Dieu tout entier pouvait se loger dans chaque homme, alors chaque homme serait Dieu.
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