Jean-Jacques Rousseau

Définition et enjeux

Louis Moreau,  Jean-Jacques Rousseau et le siècle philosophe (1870)

“ Jean-Jacques Rousseau commence par revêtir l'extérieur de l'homme simple et sage qu'il imagine; quitte, les dorures, l'épée, les bas blancs, prend la perruque ronde au défaut du pallium antique, et foulant aux pieds le faste du monde et de ses confrères les philosophes, mais il par un faste plus grand, il il s'installe dans sa fausse indigence de copiste de musique, comme dans une sorte de tonneau de Diogène ; — sophiste qui joue à l'artisan, en rêvant la régénération de l'humanité ! ”
Source : Gallica

Auguste-Désiré Desprez,  Histoire de la littérature française depuis son origine jusqu'à nos jours… (1837)

“ Quelque dangereuses que puissent être les doctrines professées par Jean-Jacques Rousseau, nous devons avouer qu'il fut en France l'un des maîtres de l'art d'écrire. Son style est à la fois plein de pompe, d'entraînement et d'habileté; même quand il va jusqu'au sophisme, son raisonnement est serré; pressant, son ironie est mordante, incisive, et il fait passer dans l'esprit de ses lecteurs tous les sentimens qu'il éprouve ou feint d'éprouver, sans rien laisser perdre de leur vivacité. ”
Source : Gallica

Portrait de George Sand George Sand,  À propos des Charmettes

“ Je ne suivrai certainement pas leur exemple; mais laissez-moi vous dire que Jean-Jacques Rousseau fut une erreur de la nature, et que je ne respecte en lui que ses malheurs. Je respecte de même, et ni plus ni moins, la besace du pauvre et les plaies du blessé. Je ne puis injurier ni mépriser les misérables, et je ne leur demande pas s’ils le sont par leur faute; mais n’exigez pas qu’en leur tendant une main secourable je baise au front la lèpre de leur péché. Rousseau, doué d’un si beau génie, était l’homme le plus faible et le plus infirme d’esprit qu’il y eût. ”
Source : Wikisource

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