Résumé

Alexandre-Joseph Guyot Épitaphe de J.-J. Rousseau , à placer sur la porte du Panthéon… (1802)

O ma patrie! ô ma, patrie! si digne jadis d'être aimée par la riante aménité de tes moeurs et l'éclat de tes vertus, Rousseau t'a rendu l'objet d'exécration de tous les peuples dé l'univers ! jusques à quand souffriras - tu qu'il reçoive les hommages des humains sûr ton autel ! quand feras-tu lever la main qui doit frapper Dagon et purifier ton temple!
Source : Gallica

Alexandre-Joseph Guyot Épitaphe de J.-J. Rousseau , à placer sur la porte du Panthéon… (1802)

Rousseau , le malfaisant Rousseau , peut-il soutenir le nom de philosophe auprès du charitable et bienfaisant instituteur des Enfans-Trouvés! Vincent-de-Paule mérita éminemment la vénération religieuse et civile, Rousseau n'est digne ni de l'une ni de l'autre. L'exécration de tous les bons pères le poursuivra dans tous les siècles. Tous les pays de la terre qui auront connu sa barbarie , ne pourront prononcer son nom qu'avec horreur, et ne verront qu'en frémissant ses statues mensongères.
Source : Gallica

Alexandre-Joseph Guyot Épitaphe de J.-J. Rousseau , à placer sur la porte du Panthéon… (1802)

Cette solidité sera parfaitement atteinte, si je prouve que Rousseau a brisé tous les liens de la société.
Premièrement il en brise le lien le plus doux , en séparant pour jamais ses enfans de leur mère et de lui-même. Il n'est personne qui ignore que le premier et le plus doux lien de la société consiste dans les agréables souris des enfans et les tendres émotions des mères. Cette première liaison formée , l'enfant voit cette même mère, en qui la nature lui a imprimé toute confiance , se communiquer avec ses voisins, ses parens, ses amis.
Source : Gallica

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