“ Au nom de la nation nous le saluons aujourd’hui non plus dans l’humble attitude du deuil, mais dans la fierté de la glorification. Nous le redirons sans cesse, ce ne sont pas des funérailles qui commencent ici, c’est une apothéose. Nous pleurons l’homme qui finit, mais nous acclamons l’apôtre impérissable qui demeure parmi nous et dont le verbe survivant d’âge en âge nous conduira à la conquête définitive de la liberté, de l’égalité, de la fraternité dans le monde. ”
Apothéose
Définition et enjeux
L'apothéose désigne l'élevation d'une figure humaine au rang de divinité ou à une gloire éternelle, souvent symbolisée par une transformation artistique ou littéraire. Victor Hugo l'utilise pour célébrer un idéal républicain, transformant un deuil en hymne à l'immortalité de l'esprit.
René Ménard, lui, la traduit en sculpture, représentant un personnage éternel figé dans le marbre. Antoine Furetière, dans un cadre littéraire, met en lumière son emploi pour rendre immortelles certaines figures. Ce concept, reliant art, philosophie et mythologie, résonne dans des thèmes tels que l'incarnation ou la divinité, illustrant l'aspiration humaine à surpasser la mort.
Citations sur “apothéose”
Victor Hugo,
Les Misérables
(1862)
“ On rit, on se cherche, il y a dans l’air une clarté d’apothéose, quelle transfiguration que d’aimer ! Les clercs de notaire sont des dieux. Et les petits cris, les poursuites dans l’herbe, les tailles prises au vol, ces jargons qui sont des mélodies, ces adorations qui éclatent dans la façon de dire une syllabe, ces cerises arrachées d’une bouche à l’autre, tout cela flamboie et passe dans des gloires célestes. Les belles filles font un doux gaspillage d’elles-mêmes. ”
René Ménard, Les curiosités artistiques de Paris… (1878)
“ Un cercle d'or ceint ses larges tempes, pleines de pensées; son corps, modelé par robustes méplats, n'a rien des misères de la caducité; il est antique et non vieux; l'âge n'a pas de prise sur lui, et sa chair s'est durcie pour l'élernité dans le marbre éthéré de l'apothéose. D'un ciel d'azur que découpe le fronton du temple et que dorent comme des rayons de gloire quelques zones de lumière orangée, descend dans le nuage d'une draperie rose une belle vierge tenant la palme et la couronne. ”
Antoine Furetière,
Le roman bourgeois: Ouvrage comique
“ Si un autheur qui aura donné à son Mecenas la divinité ou l'immortalité doit estre deux fois mieux payé que celuy qui l'aura seulement appelle demy dieu, ange ou héros. Exemples de plusieurs apotheoses qui ont esté plus heureuses pour l'agent que pour le patient. ”
Louis Ménard,
Rêveries d’un païen mystique
“ Et de l’ascension montons le dur chemin, Sous les yeux de nos morts qui nous tendent la main. Ils recevront, du haut de leurs apothéoses, Dans l’Olympe étoilé conquis par leur vertu, L’âme qui combattra comme ils ont combattu. ”
Charles Sellier, L'hôtel d'Aumont, les origines de la pharmacie et les apothicaires… (1903)
“ Avicenne, liv. m, chap. XI. (3) A. Philippe, Histoire des apothicaires, 1854, in-8°. sur l'une des miséricordes des stalles de l'Eglise Saint-Gervais à Paris, où les différents corps de métiers sont représentés en des compositions si naïves et si charmantes. Or, ce cul-delampe figure un apothicaire dans l'exercice de ses fonctions, c'est-à-dire genou en terre, et braquant, sur le derrière d'un malade, son précieux instrument que, malgré l'état très fruste de la sculpture, on devine bien être une seringue. La seringue méritait, à plus d'un titre, d'être proclamée la reine du monde ”
Hermann Pidoux, Les Vrais principes de la matière médicale et de la thérapeutique… (1853)
“ Avec l'iode, il a des absorptions curatives et modelantes, quelquefois réparatrices ; des cicatrisations avec le mercure, de la résistance vitale avec le quinquina, du sommeil avec l'opium, de l'énergie hématosique avec le fer, etc, etc. Or, que sont tous ces actes, sinon des actes vitaux? L'organisme pouvait les opérer seuls; mais dans la circonstance, il ne les a opérés qu'avec les médicaments. Pour cela, n'at-il pas fallu que ceux-ci fussent vivants? Un acte vital peut-il s'accomplir sans cela? ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Apotome, en termes de Musique, est la partie qui reste d’un ton entier, quand on en ôte le demi-ton majeur. Apotomia, discissio. La proportion en nombre de l’apotome est de 2048, à 2187. Les Grecs ont cru que le ton majeur ne pouvoit être divisé en deux parties égales, & ils ont appelé la première partie ἀποτομὴ, & l’autre λέμμα, suivant Pythagore & Platon. Les Anciens ont appelé Apotome le demi-ton imparfait. Quelques uns divisent encore l’apotome en majeur & en mineur. ”
Henri-Joseph Dulaurens, Imirce, ou la Fille de la nature (1765)
“ La Faculté avait nommé, pour souffler au derrière du grand Tonquin de la Chine, les deux anciens apothicaires de Paris. Les vise-au-trou, accablés d’années, n’avaient ni dents, ni poumons, ils soufflèrent une heure, et la parole ne vint point : on fut obligé de tirer au sort. Le hasard, sous l’empire de la Providence, fit tomber le choix sur un apothicaire de la rue Jacob. Ce souffle boudin fit jouer la mine, et mon grand-père commença à parler. Le vieillard, incrédule en médecine et en bien d’autres choses, me gronda. ”
Joseph Guillemin, Le chef-d'oeuvre humain : étude médico-philosophique (1909)
“ C'est de l'opium que dérive la codéine qui calme la toux horrible qui déchire les oreilles de ceux qui entendent, comme les poumons de ceux qui souffrent. De l'opium que dérive la bienfaisante morphine, bénie des douleurs suraiguës, qui supprime comme le ferait une fée bienfaisante les tortures des coliques hépatiques ou néphrétiques, les spasmes de l'as.thmatique ou les affreux déchirements du cancer. Quel que soit l'organe qui souffre, l'opium soulage ; quelle que soit l'acuité de la douleur, il empèche le malade d'aider à sa maladie pour amener la mort. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ J’ai encore une grâce à vous demander, lui dit la princesse ; c’est de permettre que mon apothicaire vienne me parler : les filles ont toujours de certaines petites incommodités qui demandent de certains soins, comme vapeurs de tête, battements de cœur, coliques, étouffements, auxquels il faut mettre un certain ordre dans de certaines circonstances ; en un mot, j’ai un besoin pressant de mon apothicaire, et j’espère que vous ne me refuserez pas cette légère marque d’amour. ”
Théophile Gallard, Notes et observations de médecine légale (1867)
“ M. LE PRÉSIDENT demande si, en présence du résultat de l'autopsie qui a révélé l'intégrité de tous les organes, principalement du cœur et des gros vaisseaux, M. Blachez peut se prononcer sur les causes de la mort, et s'il ne croit pas à un empoisonnement. M. BLACHEZ n'ose pas se prononcer sur une question aussi délicate ; il se borne à répondre que, s'il s'agissait d'un empoisonnement, il faudrait qu'il eût été déterminé par une substance qui agisse d'une façon bien puissante sur la circulation. ”
Thomas de Quincey,
L'Anglais mangeur d'opium
(1878)
“ L’apothicaire, dispensateur indigne des célestes plaisirs, plus triste et plus stupide que ce jour pluvieux lui-même, avait justement ce regard d’un apothicaire mortel, un jour de dimanche ; et lorsque je lui demandai mon opium, il me le donna comme l’aurait fait l’homme le plus ordinaire ”
Joseph-Michel Guardia,
La Médecine à travers les siècles…
(1885)
“ Vivant au milieu de ces exhalaisons fétides, de çette atmosphère pestilentielle, nous respirons la mort par les poumons, par tous les pores; nous prenons de l'opium pour nous étourdir, et d'un œil indifférent nous voyons tomber en pourriture des membres de ce grand corps, dont nous sommes nous-mêmes des membres. ”
Louis Dubreuil-Chambardel, Les médecins dans l'Ouest de la France aux XIe et XIIe siècles… (1914)
“ Le médecin préparait lui-même les remèdes destinés à ses malades. Il avait, dans ce but, une salle nommée apothicairerie, où il conservait les drogues dans l'armoire aux remèdes « armarium pigmentorium » et dont seul il possédait la clef suspendue à sa ceinture de cuir noir. Dans certaines abbayes, comme Saint-Julien de Tours, ces apothicaireries étaient très im portantes. Les simples servant à la confection des remèdes étaient cultivés avec soin dans un coin du cloître. Cormery, Bourgueil, Marmoutier, étaient cités pour la richesse de leur jardin aux herbes. ”
Joseph Grasset,
L'Art de prescrire, études de thérapeutique générale…
(1885)
“ Et, de fait, cela se comprend: comment l'étude de l'homme sain et des animaux bien portants pourrait-elle vous révéler l'action de l'opium sur la douleur, puisque la douleur n'existe pas à l'état physiologique ? Vous le voyez donc: il y a, dans l'être malade, des choses nouvelles, altérations d'organes, modifications de fonctions, qui entraînent nécessairement des actions nouvelles ou différentes de la part des médicaments. ”
Louis Dubreuil-Chambardel, Les médecins dans l'Ouest de la France aux XIe et XIIe siècles… (1914)
“ En 1255 et 1272, un nommé Bonniotz est qualifié indifféremment espicier et hypothecus (pour apothecus) ; il habitait à Poitiers près le carrefour Saint-Didier (Archives de la Vienne. G. 1109) . (2) Le mot apothecus, apothecarius, apothicaire ne devint commun qu'a partir du début du XIVe siècle et se généralisa alors. Il convient de distinguer raputhicaire qui était au IXe et x° siècle un médecin (cf. ciaprès, p. 223) et l'apothicaire du xive siècle qui est spécialisé dans la pharmade. sie ceux qui sont issus de familles modestes. ”
Louis Landouzy,
Les sérothérapies : leçons de thérapeutique et matière médicale…
(1898)
“ Il est évident qu'il y a là tout un champ de recherches à explorer, et que l'opothérapie scientifiquement étudiée, scientifiquement pratiquée, prudemment conduite, nous réserve plus d'une surprise ; il est évident que nous aurions tort de ne pas nous laisser mettre, par la médecine expérimentale, en suggestions thérapeutiques, qui, vraisemblablement, reculeront demain notre zone d'action sur les affections viscérales, dont le plus grand nombre résiste, vous ne rapprendrez que trop, aux entreprises de notre thérapeutique courante. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Il y a dans les Communautés des lieux destinés pour l’apothicairerie. L’apothicairerie de Dresde est fameuse. On dit qu’il y a 14000 boëtes d’argent toutes pleines de drogues & de remèdes fort renommés. APOTHICAIRESSE. s. f. Religieuse qui a soin de l’apothicairerie de son Couvent, qui prépare les remèdes pour les malades, & qui consulte les Médecins en leur faveur. Medicamentaria. C’est la Mere une telle qui est Apothicairesse de son Couvent. ☞ On donne aussi ce nom à la femme d’un Apothicaire, au moins parmi le peuple ; qui dit quelquefois Apothicaresse. ”
Adolphe Benestor Lunel, Dictionnaire de la conservation de l'homme… (1861)
“ Traitement. Les aphthes simples et discrets guérissent le plus souvent sans traitement. Cependant, on peut employer les boissons adoucissantes et laxatives (eau d'orge, eau. de veau, petit lait) . Dans notre pratique, nous touchons les aphthes avec l'azotate d'argent en crayon, et nous obtenons ainsi une prompte cicatrisation. Quant aux aphthes confluents, fort rares d'ailleurs en France, outre l'emploi des astringents, des caustiques, etc., le médecin doit encore combattre l'état général par les moyens appropriés. APOPLEXIE (médecine) [du grec, apoplesso, frapper mec violence] . ”
Humbert Morin, Pharmacopée, ou Recueil des remèdes divins et d'excellentes recettes trouvés dans les papiers d'un vieux curé de campagne après sa mort… (1864)
“ Voilà, Monsieur le Curé , ma conviction làdessus. — Docteur, nous sommes en parfaite union de sentiments. Venons maintenant à des causes, sinon plus certaines, du moins plus directes de la maladie dont nous nous occupons, maladie qui, selon moi, a son germe dans le sang, les humeurs et les veines. Les personnes sujettes à l'apoplexie ont un sang noir, épais, fort, violent, exposé à se coaguler facilement ; les humeurs sont acres , épaisses et difficiles à se séparer du sang ; les veines sont d'un tissu fragile, délicat, sans résistance et facile à se rompre. ”
Humbert Morin, Pharmacopée, ou Recueil des remèdes divins et d'excellentes recettes trouvés dans les papiers d'un vieux curé de campagne après sa mort… (1864)
“ Il ne faut pas oublier, dans l'une et dans l'autre attaque d'apoplexie, de raffraîchir l'appartement où se trouve le malade et d'en renouveler l'air autant que possible. Ce sont là, Docteur, à ce que je pense , les remèdes les meilleurs et les plus efficaces à employer dans l'apoplexie. S'ils ne réussissent pas c'est qu'il y a rupture des vaisseaux sanguins ou épanchement séreux sur les organes essentiels à la vie, tels que le cerveau ou le coeur, etc. ”
Henri Hallopeau, Traité élémentaire de pathologie générale… (1884)
“ C'est ainsi que l'on combat la douleur par l'opium, l'alropine, l'aconitine, le sulfale de quinine, l'électricité et les révulsifs; le délire parle chloral ou le bromure de potassium; l'arhythmie cardiaque par la digitale ou le convallaria maïalis; la dyspnée par la belladone ou le datura quand elle est liée à l'asthme nerveux; la diarrhée par l'opium et les astringents; la réaction fébrile par le sulfate de quinine, le salicylate de soude et l'eau froide; le collapsus par l'éther et la chaleur et l'asthénie par les toniques. Cette thérapeutique symptomatique est souvent la plus importante ”
Charles Millet, L'Apophyse mastoïde chez l'enfant… (1898)
“ On voit alors que l'apophyse est formée de deux portions distinctes, appartenant, la première à l'écaillé, la seconde au rocher, et que, par rapport à l'antre, l'une est antérieure, supérieure et externe, tandis que l'autre est inférieure, postérieure et externe. Par la suite, leur union devient complète et si, à la face externe, la suture pétrosquammeuse persiste avec netteté, quelquefois jusqu'à l'âge adulte, sur les autres points la fusion entre l'écaillé et le rocher devient suffisamment intime pour qu'il soit impossible de délimiter sur des coupes ce qui appartient à l'une et à l'autre. ”
Aristide Padioleau, De la Médecine morale dans le traitement des maladies nerveuses… (1864)
“ Un malade croit voir des esprits, et pour l'empêcher d'en voir on lui donne des pilules de jalap et de calomel, des bains, de la jusquiame, de l'opium. Il croit être Dieu, on supprime les bains et les pilules. ”
Jean-Paul Rabaut Saint-Étienne,
Le vieux cévenol
(1779)
“ « À peu près, mon ami : c’est un édit du roi du 15 septembre 1685, qui défend à tous chirurgiens et apothicaires de la R. P. R. de faire aucun exercice de leur art. » — « Mais quelle peut être la raison de cette défense ? » — « C’est que les apothicaires, étant appelés cinq ou six fois dans l’année à aller voir des malades, et ayant fait des études de théologie, pourraient, par leurs arguments, détourner les protestants d’embrasser la religion catholique [37] . Ainsi, il est prudent, pour le salut des susdits malades, qu’il n’y ait que des catholiques qui les approchent. » ”
Hermann Pidoux, Etudes générales et pratiques sur la phthisie… (1873)
“ Chez certains sujets, une toux excitée par un chatouillement insupportable paraît seule entretenir l'hémoptysie. La glace dans la bouche; les pilules d'extrait d'opium et de belladone que j'ai formulées plus haut ; l'inspiration de l'éther et du chloroforme, suspendent l'hémorrhagie bronchique en faisant cesser le chatouillement et la toux. L'hémoptysie légère ou les simples crachats hémoptoiques, les crachats rosés, ne demandent que le lait froid, un peu d'aloès, le repos, quelques gouttes d'alcoolature d'aconit. ”
Léopold Jolly, Éléments de thérapeutique générale basée sur la physiologie et la pathologie cellulaire… (1899)
“ En associant alors le phosphoglycérate de potasse constituant spécial du système nerveux, à l'iode, de. manière à combler cette dépense phosphatée anormale, nous avons vu cesser tous ces symptômes fâcheux. Nous pouvons donc dire, dès maintenant, et nous le prouverons plus tard : que les phosphates sont indispensables à l'action de l'iode sur l'organisme et qu'ils sont complémentaires de son efficacité thérapeutique. L'action stimulante générale que détermine l'usage de l'iodé se porte sur les éléments anatomiques qui constituent chacun de nos organes. ”
Charles Baudelaire,
Œuvres complètes de Charles Baudelaire
“ Chaque homme porte en lui sa dose d’opium naturel, incessamment sécrétée et renouvelée, et, de la naissance à la mort, combien comptons-nous d’heures remplies par la jouissance positive, par l’action réussie et décidée ? ”
Louis Planchon,
Produits fournis à la matière médicale par la famille des apocynées
(1894)
“ ZOLLIKOFFER a indiqué une résine, du caoutchouc. BIGELOW a supposé l'existence d'une huile volatile ; d'après LLOYD, le professeur GRÉGORY attribue l'action à l'Apocynine, mais n'indique pas le procédé de préparation. Il est vraisemblable que l'on trouve dans ce rhizome Apocynine et Apocynéine. La drogue est usitée, comme la précédente, à titre de diurétique, diaphorétique et éméto-cathartique, laxative à faible dose dans les affections du foie et de l'estomac et dans les fièvres intermittentes et typhoïdes. On l'emploie aussi comme altérante dans la scrofule, le rhumatisme et la syphilis. ”
Friedrich Losch, Les Plantes médicinales, atlas colorié des plantes médicinales… (1908)
“ L'homéopathie prescrit l'opium contre la somnolence, les tremblements nerveux, la stupeur, les mouvements spasmodiques, l'épilepsie, le tétanos, les coliques et la toux accompagnée de crachements de sang. ”
Dominique-Jean Larrey,
Clinique chirurgicale, exercée particulièrement dans les camps et les hôpitaux militaires…
(1829-1836)
“ Après avoir vainement essayé tous les moyens qu'offre en pareil cas l'art de guérir, les opiacés sous toutes les formes, unis au camphre et au quinquina, les lotions d'eau froide, les dissolutions d'opium sur la plaie, les cataplasmes émolliens, je conçus l'idée de faire amputer la jambe. Le désespoir de cet infortuné et la certitude de la mort qui l'attendait m'engagèrent, contre l'avis de plusieurs officiers de santé que j'avais appelés en consultation., à employer promptement cette dernière ressource. On profita d'un moment de calme qui s'établitle même jour. ”
