Louis Ménard,
Rêveries d’un païen mystique
“ Quand leurs crimes aussi combleront la mesure. Mais mille ans passeront sans laver son injure, Car Némésis est lente à venger les vaincus. Ô César, tu mourras sous une arme romaine. La tardive Justice un jour effacera Ce surnom d’apostat que te donne la haine ; Mais le monde ébranlé dans sa chute t’entraîne, Et ton culte proscrit avec toi périra. Et moi, je te suivrai, car je suis le Génie De Rome et de l’Empire ; unissant leurs efforts, Tes ennemis, les miens, las de mon agonie, Veulent voir le dernier soleil de la patrie. Cédons-leur, le Destin le veut, nos Dieux sont morts. ”
