“ La juste indignation, en grec Némésis, est le milieu entre l’envie, qui se désole du bonheur des autres, et la joie malveillante, qui est heureuse de leurs maux. Toutes les deux sont des sentiments blâmables ; et l’homme seul qui s’indigne à juste titre, doit recevoir notre louange. La juste indignation est la douleur qu’on éprouve de voir le succès échoir à quelqu’un qui ne le mérite pas ”
Némésis
Définition et enjeux
Némésis, figure mythologique liée à la justice et à la vengeance, a inspiré des réflexions diverses chez les penseurs et les savants. Aristote la décrit comme une « juste indignation », placée entre l'envie et la joie malveillante, tandis qu'Oscar Wilde la mentionne de façon symbolique dans son œuvre.
Dans un cadre scientifique, des auteurs tels que Dr Pierre Janet ou Paul Janet examinent les processus de l'évolution organique, illustrant une approche biologique du concept. Ces visions, mêlant mythologie et physiologie, démontrent la profondeur des interprétations du thème.
Citations sur “Némésis”
Oscar Wilde,
Le Crime de lord Arthur Savile
“ Quelqu'un qui l'aurait regardé eût dit que Némésis avait dérobé le bouclier de Pallas et lui avait montré la tête de la Gorgone. ”
Thorvaldsens museum, Guide au Musée-Thorvaldsen (1856)
“ Buste. Sir Thomas Maitland, lord-commissaire des îles ioniennes. (Pour le monument en bronze à Zante.) 317. Relief. Hercule recevant la boisson de l'immortalité de la main d'Hébé. 318. — Hygiée donnant la nourriture au serpent d'Esculape. 319. — Minerve donnant l'âme à l'homme formé par Pro- méthée. 1 320. — Némésis lisant les actions des hommes à Jupiter. 503. — Frise. Entrée triomphale d'Alexandre le Grand dans Babylone. A droite: Alexandre avec sa suite. Au milieu: Babyloniens allant au-devant du vainqueur. A gauche: la ville et ses environs. ”
“ Les névroses ne sont plus non plus des maladies sans lésions d’une manière absolue et définitive; on découvrira peut-être quelque jour des modifications de certains organes dont dépendent les arrêts de développement. Déjà maintenant, comme je le disais, l’anatomie n’est tout à fait impuissante sur ce point que si elle considère isolément l’organe arrêté dans son évolution; déjà on rattache, dans certains cas, quelques troubles de l’évolution à des modifications des organes sexuels ou des glandes à sécrétion interne. ”
“ Il faut les rapprocher non des mécanismes du cœur ou du poumon, mais des phénomènes par lesquels l’embryon évolue et se transforme en construisant des organes qui n’existaient pas encore. Dans les parties qui président à ces actes le cerveau ne fonctionne pas seulement comme le cœur qui se borne à mettre en œuvre un organe déjà construit, il se forme lui-même continuellement. Jusqu’au dernier jour de la vie le cerveau continue l’évolution embryonnaire et la conscience manifeste de cette évolution. ”
Paul Janet,
Le Problème des causes finales et la physiologie contemporaine…
“ Enfin dans l’hypothèse de la préformation ou dans celle de l’organisme en puissance, tous les organes devraient apparaître en même temps, tandis que l’expérience nous fait voir les organes se formant pièce à pièce par une addition extérieure, et naissant l’un après l’autre. Telle est la doctrine de l’épigénèse acceptée aujourd’hui par l’embryologie et qui a définitivement fait disparaître celle de la préformation. S’il en est ainsi, ce n’est pas le tout qui précède les parties, ce sont les parties qui précèdent le tout ; le tout ou l’organisme n’est pas une cause, il n’est qu’un effet. ”
Samuel La mert, La Préservation personnelle, traité médical sur les maladies des organes de la génération… (1849)
“ Comme le cerveau, les organes génitaux sont en rapport direct avec le système nerveux, et l'abus de ces organes a sur la santé une influence on ne peut plus pernicieuse. 11 est généralement admis que le sang est le fluide vital, et si, parmi les sécrétions, la semence est le seul fluide susceptible d'être réabsorbé par le sang, comment échappera-t-on à cette conclusion de beaucoup de physiologistes, que la semence ayant la puissance de fournir la vie à des êtres nouveaux, elle doit être elle-même un fluide vivant ? ”
Oscar Hertwig,
Traité d'embryologie, ou Histoire du développement de l'homme et des vertébrés
(1900)
“ Le problème de la division réductrice, le rôle du centrosome dans le processus de la fécondation, la formation du feuillet moyen chez les reptiles et les mammifères, la structure du chorion, le développement des fibres musculaires aux dépens des éléments des segments primordiaux, la genèse et la structure des corpuscules rouges du sang chez l'embryon, la formation de la vessie et des organes génitaux externes, etc., sont autant de questions qui ont été complétées ou entièrement remaniées. ”
Georges Clemenceau,
De la Génération des éléments anatomiques…
(1867)
“ Dict. de Nysten, art. ÉPIGENÈSE. On peut résumer en ces termes la doctrine de la syngenèse : C'est une hypothèse qui consiste à admettre que tout ce qui vit a été créé en même temps (Leibnitz) ; les germes des individus à venir se trouvant emboîtés les uns dans les autres depuis l'origine du monde organisé. La propriété de naître n'existerait plus dans l'univers. La génération, la vie, ne seraient que le développement d'une création. ”
Fernand Papillon, Les régénérations et les greffes animales d’après les dernières expériences des physiologistes
“ Tous les tissus qui ont été détruits chez l’adulte, — peau, nerfs, muscles, os, — sont susceptibles de se régénérer, et ils se régénèrent en parcourant une série de phases identiques à celles de leur développement embryonnaire, de leur génération proprement dite. C’est la même force qui les a fait naître et qui les reproduit. Dans tous les cas, les élémens du nouveau tissu se produisent exactement comme ceux de l’ancien, et ces phénomènes, nullement extraordinaires ou exceptionnels, attestent une fois de plus l’unité et la simplicité des mécanismes physiologiques. ”
“ À propos de ces anesthésies, nous avons remarqué, plus nettement qu’à propos des phénomènes précédents, la véritable nature de ces amnésies, de ces paralysies, en un mot, de ces disparitions de fonctions; la fonction est loin d’être détruite, elle continue d’exister et se développe même souvent d’une manière exagérée; elle n’est supprimée qu’à un point de vue très spécial, elle n’est plus à la disposition de la volonté ni de la conscience du sujet. ”
Léon Rostan,
De l'organicisme : précédé de Réflexions sur l'incrédulité en matière de médecine…
(1864)
“ L'hématémèse, longtemps considérée comme une maladie, n'est encore qu'un symptôme. Qui va nous apprendre à quelle lésion organique il appartient, si ce n'est l'anatomie pathologique? Elle va nous apprendre que l'hématémèse peut être l'effet d'une simple exhalation primitive, avec hypersthénie ou hyposthénie; consécutive d'une affection organique éloignée; supplémentaire d'une autre hémorrhagie, et peut-être critique; qu'elle peut être symptomatique d'une ulcération, d'un cancer. ”
Jules Moret, École préparatoire de médecine et de pharmacie de Reims… (1884)
“ Cette incursion dans le domaine de l'anatomie comparée et de la paléontologie, si limitée qu'elle soit, suffit, Messieurs, pour vous convaincre de la véritable nature de l'homme et pour vous expliquer comment son embryon remonte, au fur et à mesure de son développement, toute la série des formes animales. Là où il y a même structure, vous admettrez facilement l'existence des mêmes lois physiologiques. Un simple coup d'oeil jeté sur les différentes parties de la physiologie humaine fera tomber vos derniers doutes. ”
Sauveur-François Morand,
Opuscules de chirurgie , par M. Morand…
(1768-1772)
“ La semence virile est un extrait de toutes les parties du corps de l'homme, c'est l'homme en racourci, & pour ainsi dire en mignature. Les traits, la phisionomie, la complexion des Parens, se trouvent dessinés en petit dans le germe conçu dans leur sein ; ce germe, objet éternel de spéculations & de controverses pour le Physicien oisif, est incontestablement aux yeux du Médecin phisiologiste, une émanation de toute la substance des Parens ; c'est la sécrétion la plus parfaite de leur propre sang, Vos de leurs os, la chair de leur chair. ”
J Favrichon, L'hygiène alimentaire : traitement des maladies par l'alimentation… (1897)
“ Cet état. de vieillesse, de décrépitude des cellules nerveuses, c'est la névrose, c'est la neurasthénie,' c'est la dépression de tout le système nerveux, régulateur de la vie. Si l'élément vieilli, potasse, chaux ou silice, en arrive à l'usure complète, et qu'il abandonne la cellule dont il faisait partie essentielle, sans avoir été remplacé par -un élément nouveau, c'est la carie des os, c'est le cancer, c'est enfin la mort d'une partie de l'organisme. ”
Hippolyte Hérard, La phthisie pulmonaire, étude anatomo-pathologique et clinique (1887)
“ La genèse d'un élément est le premier moment de son apparition dans le monde sensible. La genèse des éléments est caractérisée par ce fait que, sans dériver d'aucun des éléments qui les entourent, ils apparaissent de toutes pièces, par génération nouvelle, à l'aide et aux dépens d'un blastème. ”
Paul Triaire, Récamier et ses contemporains, 1774-1852… (1899)
“ Qui ne croit , aujourd'hui , comme lui , que l' hygiène , l' alimentation , les habitudes n' aient parfois une grande influence , soit dans la genèse du mal , soit dans sa préservation ? Nous ne savons , pas plus que de son temps , quelles compositions et quelles propriétés possède le sang des néoplasiques . Nous ignorons toujours , aussi , en vertu de quelle mystérieuse altération la cellule normale subit la transformation cancéreuse et quelle est la force qui gouverne la lésion évolutive de la cellule . ”
Ambroise Eusèbe Mordret, Traité pratique des affections nerveuses et chloro-anémiques considérées dans les rapports qu'elles… (1861)
“ Une perturbation quelconque des organes génitaux ou du sens génésique, est toujours pour eux le point de départ de la maladie, c'est là qu'il la faut attaquer, et tous les symptômes qui s'observent vers les autres organes sont subordonnés à ceux que présentent les organes de la génération. ”
Carl Gegenbaur,
Traité d'anatomie humaine
(1889)
“ Ainsi l'histoire du développement donne l'explication des malformations, qui forment l'objet d'une véritable science, la Tératologie. Bien qu'elles soient souvent moins bien expliquées, un certain nombre de dispositions anormales, que l'on rencontre en Anatomie, ne sont cependant que des états embryonnaires ou voisins de ces derniers, et qui se sont maintenus chez l'adulte. ”
Georges Clemenceau,
De la Génération des éléments anatomiques…
(1867)
“ Ce sont, comme on le voit, des éléments qui n'existaient pas et qui apparaissent; c'est une génération d'individus nouveaux qui ne dérivent d'aucun 'autre directement. Ces éléments nouveaux, pour naître, n'ont besoin de ceux qui les précèdent ou les entourent au moment de leur apparition que comme condition d'existence et de production ou d'apport des principes qui s'associent entre eux ; d'où les termes genèse, naissance, etc. On observe la genèse sur l'embryon, le fœtus et l'adulte, tant chez les animaux que dans les plantes. ”
Georges Hayem,
Du Sang et de ses altérations anatomiques…
(1889)
“ En résumé, l'anatomie, la physiologie, l'expérimentation, l'anatomie pathologique, fournissent un ensemble de preuves des plus nettes et des plus convaincantes, en faveur de la transformation des hématoblastes en globules rouges. Comment ne pas être frappé de l'importance des faits que nous venons de rassembler et dont nous pouvons maintenant donner l'énumération? ”
Léonard-Fulcran Gasté, Abrégé de l'histoire de la médecine considérée comme science et comme art… (1835)
“ La chirurgie, la thérapeutique et l'anatomie furent aussi l'objet des recherches de ce savant, quoiqu'il ne s'en soit pas occupé aussi exclusivement ni avec un succès égal. Enfin Némésius, évêque d'Emèse, fit un traité sur la nature de l'homme, qui a joui d'une grande - célébrité, parce que des auteurs ont prétendu y trouver une description claire de la circulation du sang découverte par Harvey. Némésius s'occupa beaucoup plus d'histoire naturelle et de physiologie que de pratique médicale. ”
Étienne Goujon,
Étude d'un cas d'hermaphrodisme bisexuel imparfait chez l'homme
(1869)
“ C'est en effet l'étude de l'embryogénie qui nous montre que les divers temps d'arrêt subis par les embryons sont l'origine des différentes déformations ou monstruosités qui ne sont que trop souvent offertes à notre observation et qui constitue en grande partie l'anatomie pathologique et toute la science des monstruosités ou tératologie. Je vais donc mettre à contribution l'embryogénie pour expliquer l'état des organes génitaux externes du sujet dont je rapporte l'observation. ”
Toussaint Martin, Nouvel abrégé des élémens de physiologie (1872)
“ Ainsi, pour l'état primordial, tissus, vaisseaux et lymphe, tout procède de la cellule ou vésicule; le point de départ de toute partie organique est là, les globules du sang, ainsi qu'on vient de le voir, ne reconnaissent pas d'autre formation ; ils sont constitués, dans l'embryon, par métamorphose des cellules primordiales, qui occupent l'axe du vaisseau en voie de développement. Les cellules embryonnaires, pour donner le globule sanguin, se chargent d'hématine en même temps qu'elles s'aplatissent un peu, et que le noyau tend à disparaître. ”
Fernand Papillon, L’Anatomie générale et les travaux de M. Charles Robin
“ Les causes les plus légères, les moindres déviations spontanées ou provoquées dans l’arrangement des cellules blastodermiques ou embryonnaires, compromettent la formation régulière du nouvel individu en amenant soit la production de monstruosités, soit la mort du germe. ”
A. D. Gentili, L'athéisme réfuté par la science… (1869)
“ Ces cellules, quoique ayant une vie propre, constituent par leur assemblage un être unique dont elles tirent l'existence..M. le professeur Robin a prétendu que ces cellules s'engendraient spontanément au sein de liquides fournis par l'organisme vivant. Ce serait la thèse de la génération spontanée poussée à ses plus hautes prétentions, puisqu'on voudrait qu'elle eût lieu même chez des êtres qui naissent de parents: or, on sait que c'est cette idée de parenté qui établit un abîme entre les forces vitales et les forces physico-chimiques. ”
E Dumas, La Médecine nouvelle. Le nouveau vitalisme… (1896)
“ Nous avons vu que la vie s'entretenait par les échanges successifs qui métamorphosaient l'ôtre lui-môme en un certain temps. Les physiologistes prétendent qu'en sept années il ne reste plus une seule cellule ancienne de nous. Nous avons appris que le potentiel vital était en raison directe de ces échanges et de la résistance vitale; mais il nous reste à voir et à expliquer comment la vie ellemême se manifeste dans l'être, comment elle s'y maintient et comment elle le quitte. ”
Georges Clemenceau,
De la Génération des éléments anatomiques…
(1867)
“ A plus forte raison, la naissance dans l'embryon d'espèces d'éléments anatomiques qui n'y existaient pas encore, loin d'être la conséquence d'une scission, suite du développement outrepassé d'une autre espèce préexistante, c'est, au contraire, le développement qui comprend entre autres choses pour chaque élément anatomique individuellement, des phénomènes de génération intérieure, amenant successivement l'apparition de granules, de nucléoles, de stries, etc. ”
Vladimir Valerianovich Podvisotski, Pathologie générale et expérimentale… (1901-1905)
“ Dans une théorie récente, HILLEMAND et PETRUCCI, inspirés par cette phrase d'AUG. COMTE, que le cerveau est l'appareil de l'action des morts sur les vivants, ont émis l'idée que l'agent principal de l'action de chaque organisme sur sa descendance est le système nerveux et que l'hérédité se réduit à l'action de ce système sur les cellules germinatives. ”
Étienne Lancereaux,
Traité de l'herpétisme, par le Dr É. Lancereaux…
(1883)
“ L'étude que nous venons de faire des nombreuses manifestations de l'herpétisme, de leur succession et de leur évolution, exige, pour être complète, que nous indiquions les formes diverses que revêt cette maladie, qui est loin d'avoir toujours la même physionomie et une égale gravité. ”
Carl Gegenbaur,
Traité d'anatomie humaine
(1889)
“ Comme les agents extérieurs ne peuvent pas agir sur l'embryon, il en résulte que le principe qui préside à son évolution ontogénique, l'organisme en voie de développement doit le renfermer en lui-même. ”
Eugène Bouchut, Histoire de la médecine et des doctrines médicales… (1873)
“ Mais une fois cet hommage rendu au progrès réalisé dans l'anatomie générale par l'histologie, je dirai que je ne crois pas la théorie de la génération spontanée des éléments anatomiques normaux appelée au même succès de durée. Rien ne naît de rien, et la fatalité du développement des êtres, après l'acte générateur, le prouve. ”
Alfred Richet,
Traité pratique d'anatomie chirurgicale…
(1877)
“ Effectivement, nous verrons plus loin, en pénétrant plus profondément dans l'étude du développement, que cette non-réunion des organes génitaux externes n'influe en rien sur l'évolution des organes génitaux internes, qui restent toujours mâles ou femelles. ”
E Dumas, La Médecine nouvelle. Le nouveau vitalisme… (1896)
“ L'arrêt de la progression se produit, donc au moment précis où les cellules migratrices arrivent en nombre apporter leur concours résolutif à l'inflammation en rendant la vie aux tissus, remplaçant les cellules près de succomber ou s'incorporant à elles avec l'élément vital nouveau, le dynamisme complet, si nécessaire à la vie fonctionnelle et à la vie de relation. ”
Claude Bernard,
Définition de la vie
“ Lorsque des phénomènes de rédintégration naturels ou accidentels surviennent, lorsqu’un nerf coupé par exemple se régénère et reprend ses fonctions, ce sont encore ces noyaux cellulaires qui, à l’instar du germe primordial dont ils dérivent, se divisent, se multiplient, pour reconstituer chez l’adulte les tissus nouveaux en répétant identiquement les procédés de la formation embryonnaire. ”
Yves Delage,
L'Hérédité et les grands problèmes de la biologie générale…
(1903)
“ Celles-ci font de même et la chose se continue ainsi pendant toute la durée de l'ontogénèse, qui ne prend pas fin à la naissance mais se continue jusqu'à la mort. A mesure que le développement avance, les cellules deviennent moins transitoires, la durée de leur vie s'allonge, leurs propriétés se compliquent; aux fonctions générales, nutrition, accroissement, division, s'en ajoutent de spéciales, sécrétion, contraction, transformation d'excitations en influx nerveux, transmission de celui-ci, etc., etc. ”
