Résumé

Jules Moret École préparatoire de médecine et de pharmacie de Reims… (1884)

La physiologie cellulaire, Messieurs, est une des sciences les plus importantes de notre époque. En effet, aidée puissamment par l'histologie, elle est arrivée à synthétiser, à réunir les différentes branches des sciences naturelles, et à former un tout compacte qui englobe l'humanité tout entière. Dès lors, le savant assiste enthousiasmé à l'évolution de la nature. Chaque pas qu'il fait le rapproche de plus en plus de l'idéal de l'esprit humain : l'origine commune des espèces.
Source : Gallica

Jules Moret École préparatoire de médecine et de pharmacie de Reims… (1884)

La respiration, dont l'aboutissant est la fonction du globule rouge, est un acte purement chimique. C'est parce que ce globule est constitué en partie par une substance avide d'oxygène, l'hémoglobine, qu'il se charge de ce gaz et le porte à tous les tissus. Et, cette propriété, l'hémoglobine ne la doit pas à l'organisme vivant ; isolée chimiquement et en dissolution en dehors du sang, l'affinité de l'hémoglobine pour l'oxygène s'exerce avec la même avidité.
Les mouvements exécutés par nos muscles sont sous la dépendance des lois de la mécanique générale comme ceux des machines inertes.
Source : Gallica

Jules Moret École préparatoire de médecine et de pharmacie de Reims… (1884)

Cette animalité déjà si atténuée n'est pas encore le terme de la simplification : réduite à sa plus simple expression, l'animalité n'est plus qu'une masse de matière glutineuse ou gélatineuse, homogène, changeant de forme, poussant des bras, puis les rentrant pour en pousser d'autres à côté. Telle est la Monère, qui, sans muscles, sans nerfs, sans cerveau, sans appareil digestif, sans organes de respiration, sans sexes, se meut, perçoit les sensations du milieu ambiant, fait œuvre de préférence et de volonté, digère, respire et se reproduit.
Source : Gallica

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