Émile Littré

Émile Littré

Résumé

Portrait de Émile Littré Émile Littré La Philosophie positive

Nous voyons que, dans le globule sanguin, ce qu’il y a de spécial, c’est la substance organique, l’hémoglobine, mais que les propriétés de cette substance sont semblables à celles de corps inorganiques : c’est une affinité chimique, et cette affinité s’exerce aussi bien dans l’organisme vivant qu’en dehors de lui, car le globule du sang défibriné conserve les mêmes propriétés ; bien plus, l’hémoglobine, chimiquement isolée et en dissolution présente la même avidité pour l’oxygène et pour l’oxyde de carbone.
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Il faut donc renoncer à l’opinion que le cerveau forme une exception dans l’organisme, qu’il est le substratum de l’intelligence et non son organe. Cette idée est non-seulement une conception surannée, mais c’est une conception anti-scientifique, nuisible aux progrès de la physiologie et de la psychologie. Comment comprendre, en effet, qu’un appareil quelconque du domaine de la nature brute ou vivante puisse être le siège d’un phénomène sans en être l’instrument ?
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C’est dans ces éléments anatomiques que se passent les phénomènes essentiels de la vie, et c’est par suite sur eux qu’agissent les causes capables d’amener la mort de l’organisme entier. À cet égard, l’étude du mode d’action des substances toxiques a donné lieu, entre les mains de Claude Bernard, aux analyses biologiques les plus délicates : le poison n’envahit jamais l’organisme d’emblée et dans sa totalité, mais il porte son action toxique sur un élément organique essentiel à la vie.
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