Pierre Michel Jacquemet

Résumé

Pierre Michel Jacquemet De l'expérimentation en physiologie (1860)

L'expérimentateur n'épie plus à distance ; c'est peu pour lui d'être paisible spectateur; il pénètre au-delà des apparences, et prend l'initiative des opérations qu'il désire faire poser devant lui ; il devient audacieux , violent; il interroge, il scrute; il veut l'explication motivée de chaque fait, le mot de chaque énigme, et c'est le plus souvent par la torture qu'il arrache à l'organisme vivant les secrets qu'il s'obstinait à lui cacher.
Si L'observateur attend que la nature parle, l'expérimentateur la force à parler quand elle se tait, et à parler sans ambages ni équivoques.
Source : Gallica

Pierre Michel Jacquemet De l'expérimentation en physiologie (1860)

A moins de nier l'évidence, il faut reconnaître que les immenses progrès de la physiologie contemporaine sont essentiellement dus à l'expérimentation. Depuis qu'elle est entrée dans cette voie, résolûment et pour n'en plus sortir, la science de la vie a frappé, jusqu'à un certain point, chacune de ses découvertes au coin de l'exactitude et du positivisme dont la physique et la chimie, ses alliées, sont plus fières que jalouses.
Source : Gallica

Pierre Michel Jacquemet De l'expérimentation en physiologie (1860)

Dans le système vivant, la division du travail est dominée par l'unité, la communauté du but, qui est la vie de l'ensemble. Un organe qu'on parque pour ainsi dire et qu'on réduit à sa fonction propre, à sa vie partielle, se trouve dès-lors dans des conditions anormales qui dénaturent son rôle et préparent saruine. Ce qui vit, ce qui existe physiologiquement, c'est l'ensemble du système, c'est l'être vivant tout entier, dont chaque partie ne peut être séparée sans perdre aussitôt la principale de ses facultés, qui est celle de vivre avec l'ensemble.
Source : Gallica

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