Résumé

Raoul Mourgue La philosophie biologique d'Auguste Comte (1909)

Dumas, d'autre part, esquissait d'une façon très exacte le programme de la biologie, telle que A. Comte l'entendait, lorsqu'il écrivait : « L'histoire générale de la vie ne doit pas être simplement l'histoire de ses phénomènes observés dans un seul individu vivant, mais celle de l'action vitale considérée dans toutes les espèces qui en jouissent. Elle doit comprendre toutes les conditions, toutes les circonstances, toutes les propriétés qui, concourant à produire les phénomènes de la vie dans les animaux comme dans les plantes, changent et modifient perpétuellement son action. »
Source : Gallica

Raoul Mourgue La philosophie biologique d'Auguste Comte (1909)

A un point de vue plus général auquel A. Comte ne pouvait, il est vrai, se placer, le point de vue de l'énergétique, il est aisé de comprendre que sa définition de la vie impliquait des idées très nettes sur les rapports de la biologie et de la physique. La vie, on le sait, résulte pour lui de l'action réciproque d'un organisme donné et du milieu extérieur ; c'est cette exacte harmonie entre ces deux termes, à laquelle il faut joindre le double mouvement de composition et de décomposition dont les êtres vivants sont le siège, qui caractérise la vie.
Source : Gallica

Raoul Mourgue La philosophie biologique d'Auguste Comte (1909)

Ce n'en est pas moins d'un esprit profond d'avoir considéré les idées de vie et d'organisation comme corrélatives, et d'avoir reconnu, comme dit M. Hamelin, que « dès qu'on admet la vie, fût-ce sous sa forme la plus basse, comme une donnée au delà de laquelle on ne remonte point, on admet à son insu de la finalité et à vrai dire toute la finalité qu'il puisse jamais y avoir dans le monde . 1 »
Ce qui fait l'intérêt de la philosophie biologique de A. Comte, nous l'avons vu, c'est la façon dont il a conçu cette finalité.
Source : Gallica

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