Gaston Rageot,
Revue des Deux Mondes
“ M. Lloyd George était convaincu que la guerre était la plus grande que l’Angleterre eût jamais faite, que de cette guerre dépendait le salut de l’Angleterre, et que l’Angleterre ne s’en doutait pas, que son chef ne s’en doutait pas non plus, et que l’heure allait passer. Il ne s’agissait pas d’étroites convenances, mais de l’intérêt national, de l’intérêt de l’humanité. M. Lloyd George balança une heure, exactement, puis prit parti contre lui-même, pour la Patrie, pour l’Humanité. C’était beaucoup moins une crise politique qu’il avait provoquée dans le Cabinet qu’une crise morale dans sa vie. ”
