Emmanuel Kant

Définition et enjeux

Portrait de Emmanuel Kant Emmanuel Kant,  Critique de la Raison pure (1791)

“ Kant n’en maintient pas moins le caractère essentiellement désintéressé de la moralité : l’intention ne serait plus morale et par conséquent elle ne serait plus digne de bonheur, si elle était déterminée par la perspective du bonheur ; mais, comme ces deux éléments, la moralité et le bonheur, doivent être, aux yeux de la raison, nécessairement liés, s’il fallait regarder l’idée de cette harmonie comme chimérique, l’idée même de la loi morale, à laquelle elle est indissolablement unie, s’évanouirait à son tour comme une idée fantastique. ”
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Portrait de Emmanuel Kant Emmanuel Kant,  Doctrine de la vertu

“ « Kant prétend qu’il ne faut jamais se permettre, dans aucune circonstance particulière, ce qui ne saurait être admis comme loi générale ; mais dans cette occasion il oublie qu’on pourrait faire une loi générale de ne sacrifier la vérité qu’à une autre vertu ; car, dès que l’intérêt personnel est écarté d’une question, les sophismes ne sont plus à craindre, et la conscience prononce sur toutes avec équité. » Mais qu’on ne l’oublie pas cependant : le plus ardent dévouement n’affranchit pas de toute loi ; il ne saurait conférer le droit de tout faire. ”
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Emmanuel Kant ,  Fondements de la métaphysique des mœurs

“ On peut ajouter que, de tous les ouvrages que Kant a consacrés à la morale, c’est celui qui donne l’idée la plus nette du principe nouveau sur lequel il fonde la science des mœurs et surtout de la méthode qu’il suit pour déterminer ce principe. La Critique de la Raison pratique, qui parut en 1788, bien qu’elle tende, elle aussi, à établir l’existence d’une loi morale suprême, semble avoir pour objet principal de démontrer, par le devoir, la liberté d’abord, puis, l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme. ”
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