Emmanuel Kant,
La Religion dans les limites de la simple raison
“ La morale, par conséquent, nous conduit à la religion, en nous enseignant la manière de « nous rendre dignes du bonheur », et c’est uniquement quand à sa doctrine s’ajoute la religion « qu’entre en nous l’espérance de participer au bonheur dans la mesure où nous aurons essayé de n’en être pas indignes (2) [30] . Or, c’est dans le Christianisme que se présente à nous, dans sa pureté absolue, non seulement la doctrine morale, mais encore un concept du royaume de Dieu, c’est-à-dire du souverain bien, seul capable de satisfaire aux « exigences les plus rigoureuses de la raison pratique (3) [31] ». ”

