Résumé

Louis Bautain La Conscience, ou la Règle des actions humaines… (1861)

Là où est votre trésor, dit l'Évangile, là est votre coeur. Demandons-nous donc de temps en temps où est notre coeur, ce que nous aimons de préférence, ce que nous désirons comme moyen de bonheur, où nous plaçons notre espoir, notre vie, tout notre être? Est-ce dans l'amour des créatures, le plaisir, la gloire, la fortune, la puissance? Alors nous sommes dans les ténèbres, dans l'ombre de la mort. Car nous substituons la créature au Créateur, nous faisons d'un bien passager et périssable le bien suprême et immuable, et, au lieu d'adorer et d'aimer Celui qui est la vie, nous idolâtrons la mort.
Source : Gallica

Louis Bautain La Conscience, ou la Règle des actions humaines… (1861)

La crainte détruit-elle la liberté, la moralité d'un acte? La crainte, c'est l'inquiétude, l'angoisse éprouvée quand on est menacé d'un danger; et plus le danger est grave, plus la personne menacée est faible, plus aussi la crainte est violente. Or on ne vous menace que pour obtenir votre consentement, et si on l'arrache par la crainte, vous le donnez, bien qu'à contre-coeur et avec peine. Il y a donc ici un acte moral, car il y a concours de la raison et de la volonté; et ainsi on ne peut pas assimiler la crainte à une violence physique.
Source : Gallica

Louis Bautain La Conscience, ou la Règle des actions humaines… (1861)

Ce que le vieillard veut, en général, c'est du repos, du bien-être, c'est surtout de ne pas souffrir. Oh ! si son âme rajeunie par le sentiment religieux et vivifiée par la foi chrétienne aspire à quelque chose de supérieur, alors sa vie se tourne avec amour de la terre vers le ciel, tout son être est renouvelé, et une vertu divine l'enlève sur les ailes de l'espérance et de la charité au-dessus des misères du présent, des regrets du passé, et vers les merveilles de l'avenir.
Source : Gallica

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