Résumé

Portrait de Antoine Blanc de Saint-Bonnet Antoine Blanc de Saint-Bonnet Le Dix-huitième Siècle. Préliminaires du livre de la Chute… (1878)

Croire, c'est déjà aimer, car c'est vouloir et affirmer l'existence supérieure dont nous désirons la réalité sublime; et aimer, c'est plus encore que croire, puisque c'est emporter tout son être vers la réalité admise, admirée, désirée. La Foi est réputée vertu en nous, parce qu'elle n'est pas seulement une pensée, une lumière apparaissant dans l'âme, mais un amour réel qui part de ce qu'il y a de plus intime en elle. C'est bien une vertu, qui fait adhérer avec force à ce Dieu qui se donne à l'entendement et au coeur par la Foi !
Source : Gallica

Portrait de Antoine Blanc de Saint-Bonnet Antoine Blanc de Saint-Bonnet Le Dix-huitième Siècle. Préliminaires du livre de la Chute… (1878)

Raisonner, c'est prolonger sa lumière, c'est aller du vrai au vrai: il faut donc en partir. Aussi tous, implicitement, nous affirmons l'être, et avant tout l'être qui est le premier, l'être qui est la source des êtres, l'être qui est par lui-même, l'être qui est l'Infini.
Quoique d'une manière indirecte et suivant le mode du créé, l'Infini, par son idée, allume le flambeau de la nôtre, puis, successivement, celui de la logique et celui de la science, comme celui de la morale ou de la religion naturelle. Par les idées premières, notre âme est comme tapissée des images voilées de son Dieu.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Blanc de Saint-Bonnet Antoine Blanc de Saint-Bonnet Le Dix-huitième Siècle. Préliminaires du livre de la Chute… (1878)

Pour la pensée inattentive, la nature semble immédiate, et pourtant la pensée n'y entre avec la connaissance qu'en y transportant la raison, soit pour y redresser l'ignorance des sens, soit pour y rattacher chaque objet à sa cause, soit pour y expliquer les êtres et les faits par leurs lois. Juger, comparer et connaître, admirer même, c'est reporter sur la nature cette lumière de l'Infini qui est le jour de notre esprit, l'essence de la pensée et comme la pensée même. Tout, en voulant aller du connu à l'inconnu, on ignore donc trop souvent où est le connu et où est l'inconnu.
Source : Gallica

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