Beau

Définition et enjeux

Théodore Jouffroy,  Cours d'esthétique : suivi de la thèse du même auteur sur le sentiment du beau et de deux fragments… (1843)

“ Voilà le sentiment du beau. Si mon intelligence ne comprend pas le développement de l'objet que je vois, si elle ne se le représente pas complétement, tant il a de largeur et de dimension, si elle n'en saisit pas le bout, pour ainsi dire, je suis moitié agréablement, et moitié désagréablement affecté. Voilà le sentiment du sublime. Dans le beau, l'objet n'accomplit que ce qu'il m'est aussi permis d'accomplir, et laisse embrasser à mes yeux son développement. Il y a dans le sublime, quelque chose dont l'immensité fatigue mes yeux, leur échappe, et m'épouvante en dépassant ma portée. ”
Source : Gallica

Théodore Jouffroy,  Cours d'esthétique : suivi de la thèse du même auteur sur le sentiment du beau et de deux fragments… (1843)

“ Le sentiment du beau excite, au contraire, toutes les affections bienveillantes de notre cœur; il nous dispose à l'amour, à l'amitié, aux sentiments aimables, aux passions douces. Le premier amène avec lui les idées graves, tristes, religieuses; le second, les idées agréables, vives et gaies. Le sentiment du sublime nous fait rentrer en nous-mêmes; il nous jette dans la méditation et la rêverie. ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Mérit,  Lettres sur le beau en littérature (1871)

“ Mon cher ami, vous me demandez ce qu'il faut entendre par le beau en littérature? En quoi précisément il consiste? Quels caractères particuliers le distinguent? Pardonnez-moi, je suis tenté de vous répondre : le beau en littérature, c'est le beau en littérature; une chose en soi plus claire, plus saisissable, que toutes les explications et définitions que toutes les poétiques en pourront jamais donner; une fleur
si délicate que la plus fine main ne la saurait toucher sans la flétrir.
”
Source : Gallica

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