Théodore Jouffroy, Cours d'esthétique : suivi de la thèse du même auteur sur le sentiment du beau et de deux fragments… (1843)
“ Voilà le sentiment du beau. Si mon intelligence ne comprend pas le développement de l'objet que je vois, si elle ne se le représente pas complétement, tant il a de largeur et de dimension, si elle n'en saisit pas le bout, pour ainsi dire, je suis moitié agréablement, et moitié désagréablement affecté. Voilà le sentiment du sublime. Dans le beau, l'objet n'accomplit que ce qu'il m'est aussi permis d'accomplir, et laisse embrasser à mes yeux son développement. Il y a dans le sublime, quelque chose dont l'immensité fatigue mes yeux, leur échappe, et m'épouvante en dépassant ma portée. ”
