Maurice d' Hulst

Résumé

Maurice d' Hulst Lettres de direction (1905)

Dieu continue son œuvre en vous, avec la même bonté et la même miséricorde. De votre côté vous le laissez faire sans résistance. Tout est bien. Il vous dépouille. Il vous prend une à une toutes les choses que vous croyez vôtres. Bénissez-le, ce voleur sublime, comme l'ose appeler Bossuet. Quand Il aura tout pris, que vous serez bien à sa merci, du fond de votre
dénuement, vous le verrez revenir les mains pleines, rapportant tout, mais changé, purifié, sanctifié; foi, amour, espérance, ferveur, force et lumière, votre âme en sera comblée et criera : Seigneur c'est assez.
Source : Gallica

Maurice d' Hulst Lettres de direction (1905)

Elle m'a aimé, elle a tout laissé pour moi; donc elle vit, quoi qu'il lui en semble, elle vit réellement dans la foi du Fils de Dieu. La foi est la croyance aux choses qui ne paraissent pas encore : sperandarum substantia rerum, argumentum non apparentium. Parmi ces choses recouvertes qui apparaîtront un jour, il y a votre foi, mon enfant. En attendant qu'elle apparaisse, croyez sur ma parole, croyez qu'elle est en vous, comme je le crois, comme je le vois, moi qui suis envoyé vers vous, comme le père et le pasteur de votre âme.
Source : Gallica

Maurice d' Hulst Lettres de direction (1905)

Donc, ma fille, reprochez-vous, non pas d'être une illuminée, une exaltée, non pas d'être une âme molle et tiède ; mais de vous trop défier de Celui qui a tout fait pour vous, et qui, quand vous étiez loin de Lui, vous a prévenue par les bénédictions de suavité dont parle le psaume 20.
L'amour des âmes est une des marques les moins trompeuses de son Esprit, et quand vous la sentez il faut vous y livrer avec joie. Quant à la honte de parler ferveur sans être fervente, humilité sans être humble,
c'est une honte bien connue des prêtres de Jésus-Christ, et bien douce et bien salutaire
Source : Gallica

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