Platon,
Le Banquet ; Phèdre (trad. Chambry…
(1961)
“ Il en convint.— N’avons-nous pas reconnu qu’il aime ce dont il manque, et qu’il n’a pas ?— Si, dit-il.— L’Amour manque donc de beauté, et n’en possède pas.— C’est forcé, dit-il.— Mais quoi ? ce qui manque de beauté et n’en possède en aucune manière, peux-tu prétendre qu’il est beau ?— Non certes.— Maintiens-tu, s’il en est ainsi, que l’Amour est beau ?— Je crains bien, Socrate, répondit Agathon, d’avoir parlé sans savoir ce que je disais.— Et pourtant, continua Socrate, tu as fait un discours magnifique, Agathon. ”
