Jules Simon,
Platon, Œuvres complètes, traduites par M. V. Cousin
“ L’objet d’un pareil commerce ne saurait être l’amour des sens, amour grossier, pour lequel Platon n’a que de l’indignation et du mépris ; c’est, au contraire, tout ce qu’il y a de plus capable d’élever et d’agrandir une ame ; c’est la philosophie, c’est l’éternelle beauté, c’est la sagesse dans son essence. C’est là ce que Platon appelle une ame philosophique, une ame amoureuse : quand le cœur est ouvert à ce noble sentiment de l’amitié, et que l’esprit n’aime que ce qui est beau, et ne voit dans la beauté périssable qu’une image de la beauté éternelle ”
