Jean-Baptiste Dubos,
Réflexions critiques sur la poésie et la peinture
“ Si le traducteur change les figures, ce n’est plus l’auteur original, c’est le traducteur qui nous parle. Voilà un grand déchet quand même, ce qui n’arrive gueres, le traducteur auroit autant d’esprit et de génie que l’auteur qu’il traduit. On exprime toujours mieux son idée qu’on n’exprime l’idée d’autrui. D’ailleurs, il est très-rare que les figures qu’on regarde comme rélatives en deux langues, y puissent avoir précisément la même valeur. Il peut encore arriver qu’elles n’aïent pas la même noblesse, quand elles auroient la même valeur. ”
