Résumé

Auteur : Revue des Deux Mondes

Une fois, une seule fois peut-être, la beauté de cette musique dure plus d’un moment : c’est au second acte, lorsque l’Étranger donne à Vita qui l’interroge, non pas la définition, mais la notion, mystérieuse et mystique, de son être, « Je suis celui qui rêve ; je suis celui qui aime. » Tout fait émouvante et vraiment grandiose la confidence, même obscure, de ce destin de rêverie et d’amour. C’est ici le centre ou le sommet de l’œuvre ; c’en est le mouvement, le transport unique, mais irrésistible.
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Auteur : Revue des Deux Mondes

L’assiette même de la vie locale est indépendante de tous les faiseurs de constitutions. Les « villes, bourgs et villages, » pour employer notre vieille langue administrative, ont poussé un peu partout, comme il a plu à Dieu. Tantôt le village primitif, épanoui sur le bord d’un fleuve, s’est élevé, comme une plante grasse et vigoureuse, jusqu’à la dignité de grande ville. Tantôt c’est une fleur chétive de marécage ou de lande, dont un clocher malingre forme le point culminant. Il y a de petites villes renfrognées qui se tiennent à l’écart des grandes routes, toutes ramassées sur elles-mêmes.
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Auteur : Revue des Deux Mondes

Tableaux pittoresques, scènes joliment filées, mots spirituels, enfilade d’images claires et frêles, c’est l’extérieur du théâtre et de la poésie. Il ne faut pas que M. Rostand devienne le prisonnier de cette manière tout artificielle. Il ne faut pas qu’il se rende lui-même incapable de nous donner un théâtre où il y ait plus d’âme, plus de pensée, plus de vie intérieure, un accent plus personnel. Il a tout juste un peu plus de trente ans : avec l’expérience qu’apporte la vie, un jour peut venir où il aura quelque chose à nous dire.
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