“ Le XIXe siècle a été caractérisé, dans l’ordre social, par la démocratie et le socialisme, dans l’ordre intellectuel par la science expérimentale, dans l’ordre religieux par le christianisme et l’incrédulité, dans l’ordre économique par l’industrialisme. Telles les étapes successives de l’histoire et leur apport à l’Humanité. ”
XIXe siècle
Définition et enjeux
Le XIXe siècle, période de profondes mutations sociales, économiques et intellectuelles, a suscité des réflexions variées chez les penseurs de l’époque. Paul Otlet le décrit comme un siècle marqué par la démocratie, la science expérimentale et l’industrialisation, tandis que Léon Daudet le critique pour son « stupidité », soulignant une stagnation culturelle.
Pierre Larousse, quant à lui, met en avant son éclectisme, mêlant traditions et innovations. Ces approches, allant de l’optimisme face aux progrès à la méfiance envers les transformations, révèlent une époque en tension entre modernité et continuité historique.
Citations sur “XIXe siècle”
Léon Daudet,
Le Stupide XIXe siècle
“ Oh, le XIXe siècle, à en juger du moins par la tête de la Société et de la littérature, est bien peu le fils de son père le XVIIIe ! Plus il avance en âge, plus il se cotonise et s’affadit. Cela se traduit dans les moindres choses, comme dans les plus grandes. ”
Émile Blanchard,
Revue des Deux Mondes
“ Au déclin du XIXe siècle, toutes les connaissances acquises, toutes les lumières accumulées, tous les progrès réalisés ont produit un état de la civilisation absolument différent des états antérieurs. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Le trait dominant du XIXe siècle français, c’est l’éclectisme. Choisir, choisir partout, et composer des beautés nouvelles avec des éléments anciens, telle est la loi des époques, même fécondes, qui succèdent à de grands siècles. ”
C. Lavollée, De la Statistique en France et des Progrès de la Richesse publique
“ Nous assistons à une véritable révolution économique, qui marque d’un signe particulier l’histoire du XIXe siècle, et dont notre génération a pu observer les phases, déjà si rapides et si merveilleuses, aux expositions de 1851 et 1855. ”
Léon Daudet,
Le Stupide XIXe siècle
“ Revenons donc à nos poncifs, ou plutôt à quelques-uns d’entre eux : 1° Le XIXe siècle est le siècle de la science.2° Le XIXe siècle est le siècle du progrès.3° Le XIXe siècle est le siècle de la démocratie, qui est progrès et progrès continu.4° Les ténèbres du moyen âge. 5° La Révolution est sainte et elle a émancipé le peuple français. 6° La démocratie, c’est la paix. Si tu veux la paix, prépare la paix. 7° L’avenir est à la science. La Science est toujours bienfaisante. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Ce bourgeois vaniteux, charmé de lui-même, éprouva le besoin de parler de lui-même, de juger les hommes et les choses de son temps, et écrivit ses mémoires. Il commence par l’Empire, et, après avoir peint l’état de la société à une époque où il ne pouvait la connaître, il passe successivement en revue la Restauration, le gouvernement de 1830, la République et le second Empire ; politique, sciences, arts, rien n’échappe à sa plume trop féconde. ”
Léon Daudet,
Le Stupide XIXe siècle
“ Tout d’abord l’atmosphère révolutionnaire et libérale, dans laquelle était plongé le XIXe chez nous notamment, amena à considérer, d’emblée, la Science, les sciences encore balbutiantes, ainsi qu’une émancipation hors de la foi traditionnelle, puis de la morale. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Idée générale de la révolution au XIXe siècle…
“ Je veux enfin qu’à la réalisation de mes désirs vous fassiez servir les institutions mêmes que je vous charge d’abolir et les principes de droit que vous aurez à compléter, de telle sorte que la société nouvelle apparaisse comme le développement spontané, naturel et nécessaire de l’ancienne, et que la Révolution, tout en abrogeant le vieil ordre de choses, en soit cependant le progrès. ”
Léon Daudet,
Le Stupide XIXe siècle
“ Car il faut tenir compte du décalage de quelques années, entre la morne et fatale Exposition de 1900 et la grande guerre, comme du décalage des débuts, entre le Directoire et l’assiette de l’Empire. Les siècles ont, comme les gens, une part de continuité héréditaire et une part d’originalité, un moi et un soi. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Enfin, le programme de la révolution au XIXe siècle peut se formuler ainsi : la recherche des causes premières et des causes finales est éliminée de la science économique comme des sciences naturelles. La révolution succède à la révélation. La raison, assistée de l’expérience, expose à l’homme les lois de la nature et de la société ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Son but était d’étudier la formation du génie moderne, de réunir sous un point de vue comparé les premiers développements de la civilisation renaissante dans une partie de l’Europe, en montrant leur unité et leur diversité. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Le sentiment des grands principes de la Révolution française s’était réveillé avec énergie. Une noble et vaillante jeunesse reconstitua de haute lutte le parti de la République et de la souveraineté du peuple. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Cette Révolution, dit-il, n’a pas seulement modifié le pouvoir politique, elle a changé toute l’existence intérieure de la nation. Les formes de la société du moyen âge existaient encore ; le sol était divisé en provinces ennemies, les hommes étaient divisés en classes rivales. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Cette nécessité était si impérieusement imposée par la situation, qu’il se forma spontanément une foule de sociétés semblables sur tous les points de la France, et ces sociétés, pour la plupart, entrèrent en correspondance avec la société de Paris, si imposante par le nombre d’hommes éminents qu’elle contenait, et se rattachèrent à elle par l’affiliation. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ La formation des communes, leur développement graduel, leurs luttes contre des pouvoirs hostiles, rivaux ou supérieurs, leur grandeur et leur décadence enfin forment l’un des sujets les plus féconds et les plus intéressants de l’histoire politique et économique des peuples. ”
La vie parisienne à travers le XIXe siècle… (1900-1901)
“ Non, ajoute l'orateur, cette espérance ne sera pas trompée : le repos, la liberté, les sciences, les lumières, les beaux-arts, toutes les idées libérales prospéreront sous la République. Le siècle qui commence sera le grand siècle. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ La liberté, l’émancipation populaire, les droits de la pensée et de la science, les garanties politiques, le progrès social, le travail sous l’abri de la loi, l’indépendance des peuples et des individus, toutes ces vérités, fondement des sociétés modernes, qui n’étaient plus à découvrir, puisque le XVIIIe siècle et la grande Révolution les avaient proclamées, affirmées à la face du monde, lui ont été, non-seulement étrangères, mais odieuses. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Idée générale de la révolution au XIXe siècle…
“ Dans un autre ouvrage, reprenant de plus haut la pratique révolutionnaire, nous tâcherons d’en dégager l’idée supérieure, notamment en ce qui concerne les idées religieuses, la morale, la philosophie, la littérature et les arts, et nous dirons le dernier mot de la révolution actuelle. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Les habitants des villes qui se livraient au commerce et à l’industrie, et qui, malgré mille entraves, avaient acquis un peu de bien-être, commencèrent à se compter. Et, qu’on le remarque bien, la révolution du XIIe siècle ne prit naissance ni dans les campagnes ni dans les grandes villes. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ On peut aiusi embrasser d’un coup d’œil, siècle par siècle et période par période, les laits essentiels de l’existence de chaque peuple ; la série des grandes révolutions déroule alors son vaste panorama, au centre duquel le spectateur se trouve placé. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Idée générale de la révolution au XIXe siècle…
“ Par régime industriel, nous entendons, non point une forme de gouvernement où les hommes adonnés aux travaux de l’agriculture et de l’industrie, entrepreneurs, propriétaires, ouvriers, deviendraient à leur tour caste dominante, comme furent jadis la noblesse et le clergé ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Mais l’intérêt du livre est surtout dans la profonde philosophie que le poëte extrait de ces événements tumultueux, comme une perle du fond des mers agitées, dans l’intelligence de toutes ces tempêtes, et dans ces vives et charmantes échappées brusquement ouvertes, à travers les agitations sanglantes du tumulte humain, sur la tranquillité de la nature immobile, rapides et fréquents coups d’œil qui achèvent l’enseignement et qui rapprochent l’une de l’autre les deux faces de Dieu, l’histoire et la nature, Dieu en mouvement et Dieu en repos. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Idée générale de la révolution au XIXe siècle…
“ La Révolution veut être : or, être, pour elle, c’est régner. Voulez-vous, enfin, servir cette grande cause, vous dévouer, corps et âmes, à la Révolution ? Vous pouvez, il en est temps encore, redevenir les chefs et les modérateurs du mouvement, sauver votre Pays d’une crise douloureuse, émanciper sans froissements le prolétariat, vous rendre les arbitres de l’Europe, décider les destinées de la civilisation et de l’Humanité. ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Je crois à l’Humanité indestructible, se renouvelant et se multipliant à travers les siècles. Je crois au triomphe futur et irrévocable de la vérité sur le mensonge, de la vertu sur le vice, de la justice sur l’arbitraire, de la science sur l’erreur, de la liberté sur le despotisme, de la raison sur la superstition, de l’amour sur la stérilité, de la lumière sur les ténèbres, du bien sur le mal, du Grand Architecte de l’Univers, notre Dieu, sur Adonaï, le Dieu des prêtres. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Le tranquille état d’âme du poète qui croit tenir l’infini ou qui se résigne facilement à son impuissance ne saurait être le sien. Il s’obstine, il balbutie, il se raidit contre l’impossible ; il ne consent pas à se taire. Sa prodigieuse imagination complète ce que sa raison n’aperçoit pas. Souvent au-dessus de l’humanité, parfois il est au-dessous. Comme un cyclope à peine dégagé de la matière, il a des secrets d’un monde perdu. Son œuvre immense est le mirage d’un univers qu’aucun œil ne sait plus voir. ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Ô Feu, qui es-tu donc ?... Un mystère de la création d’un Dieu unique ? une œuvre d’Adonaï ?... Non, non ! Tu es l’âme du Dieu-Bon, tu fais partie intégrante de son principe éternel ; oui, tu es la substance divine de Lucifer, en laquelle ses fidèles un jour se confondront... Tu es l’esprit visible, et non tangible, par lequel Lucifer, Dieu des cieux et Roi des mondes, se manifeste aux humanités de toutes les planètes, se montre dans une gloire permanente, radieuse, et se fait comprendre à quiconque, être pensant, possède en même temps la vraie foi et la vraie raison ! ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Notre siècle reliera te règne de la force isolée, abondante en créations originales, au règne de la force uniforme, mais niveleuse, égalisant les produits, les jetant par musses et obéissant à une pensée unitaire, dernière expression des sociétés. ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Adonaï, disait Hobbs dans sa lettre, accable l’humanité de fléaux. Quand une catastrophe se produit, quand une épidémie décime une population, quand la sécheresse prépare la famine, c’est la main du Dieu des chrétiens qui agit là, c’est Adonaï et son Christ qui sont les coupables, eux toujours nos barbares persécuteurs. Laissons leurs adorateurs aveugles implorer la clémence de ces ennemis acharnés de l’humanité, laissons-les se morfondre en supplications aussi stupides que dégradantes. Nous, nous sommes fils de la lumière, nous avons pour guide la raison, et nous nous révoltons contre le mal. ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ La vérité est qu’Adonaï n’est plus en état de lutter contre moi que dans ce monde-ci et celui d’Oolis, planète d’un soleil inconnu des hommes. Je suis donc le Très-Haut le plus haut, le Tout-Puissant le plus puissant, le Dieu du triomphe final, parce que je suis la Lumière, la Science et la Vie. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Balzac, comme Shakspeare, a peint les scélérats de toute espèce : ceux du monde et de la Bohême, ceux du bagne et de l’espionnage, ceux de la banque et de la politique. Comme Shakspeare, il a peint les monomanes de toute espèce : ceux du libertinage et de l’avarice, ceux de l’ambition et de la science, ceux de l’art, de l’amour paternel et de l’amour. Souffrez dans l’un ce que vous souffrez dans l’autre. Nous ne sommes point ici dans la vie pratique et morale, mais dans la vie imaginaire et idéale. ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Quand nous aurons poursuivi la pensée de la Révolution dans toutes ses conséquences, quand nous aurons détruit le servilisme jusque dans son dernier refuge, — le ciel ! — quand nous aurons chassé la misère de la surface de la terre, quand nous aurons rendu sa dignité au peuple déshérité, au génie raillé, à la beauté profanée..., alors, ce n’est pas seulement l’Alsace et la Lorraine, mais la France tout entière, mais l’Europe et le monde sauvé tout entier, qui seront à nous ! ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Si, sur son char belliqueux, Mars, le dieu des grands cœurs, place l’harmonie militaire à côté de la victoire, nous, nous plaçons la beauté sur l’autel de la Maçonnerie, pour nous inspirer la vertu, et pour partager la gloire des belles actions qui doivent perpétuer l’existence immortelle de cette noble institution. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ La lèvre, discrète aux coins, s’abaisse comme un pont-levis pour laisser passer, comme de la forteresse d’une intelligence bien gardée et bien approvisionnée, l’éloquence la plus large et la mieux armée. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Idée générale de la révolution au XIXe siècle…
“ L’Humanité, dans la sphère théologico-politique où elle s’agite depuis six mille ans, est comme une société qui, au lieu d’être jetée à la surface d’un astre solide, aurait été enfermée dans une sphère creuse, éclairée à l’intérieur et chauffée, comme le monde souterrain de Virgile, par un soleil immobile au zénith commun de ces terres arc-boutées. ”
André Michel, Sur la peinture française au XIXe siècle (1928)
“ Telle est cette œuvre qui, au premier regard, peut paraître inattendue et isolée au milieu de la production bruyante et confuse de l'art contemporain. Si l'on considère cependant avec quelle reconnaissante admiration, quel touchant parti pris de n'en voir que les beautés, avec quelle sorte d'avidité à en sentir la douceur reposante, les jeunes gens sont venus à cette peinture méconnue si longtemps, on sera amené à penser que cette œuvre, en apparence égarée parmi nous, est peut-être l'une des plus vraiment modernes que notre temps ait vues paraître. ”
Alexandre Weill, Les français du XIXe siècle (1872)
“ Ce n'est pas la hauteur ou la largeur du front qui augmente l'intelligence, c'est la grandeur ou la petitesse de l'esprit qui, dès le germe, agrandit ou rapetisse le front. Ce n'est pas le lit qui fait le fleuve, c'est le fleuve qui se creuse son lit. ”
Alexandre Weill, Les français du XIXe siècle (1872)
“ La grandeur des lois de la nature, identiques à la loi créatrice, consiste uniquement dans leur simplicité. Ce qui n'est pas simple n'est ni grand ni vrai. Cette loi est universelle dans le domaine de la nature aussi bien que dans les arts, que dans la morale, que dans toute existence. Le vrai et le grand sont toujours simples, le faux et le petit toujours compliqués. Rien de plus simple que la justice et la vertu. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ L’œil est petit et grand à la fois ; c’est à n’y rien comprendre. Le regard n’y est pas ; c’est comme le jour sans soleil des belles matinées d’hiver. Cet œil est le puits de science, qui sait tout et ne dit rien, de cette grande figure diplomatique. ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Esprit de Lumière, Esprit de Sagesse, dont le souffle donne et reprend la forme de toute chose ; toi devant qui la vie des êtres est une ombre qui passe ; toi qui montes les nuages et qui marches sur l’aile des vents ”
André Michel, Sur la peinture française au XIXe siècle (1928)
“ Ce qui date une œuvre d'art, en effet, c'est bien moins l'action ou le sujet que la nuance de sensibilité qui s'y reflète et la colore. Peut-être les critiques de l'avenir sauront-ils reconnaître et montrer, avec une précision qui ne nous est pas possible, dans ces grandes visions peintes, quelques-uns des caractères les plus intimes de notre temps, je ne sais quelle transposition plastique des sentiments qui ont fait se réfugier dans la musique la pauvre âme moderne. ”
André Michel, Sur la peinture française au XIXe siècle (1928)
“ C'est que l'échelle des valeurs n'est pas la même dans la nature et dans la peinture ; qu'il est impossible de peindre le vrai soleil ; que l'œuvre d'art ne saurait jamais être qu'une transposition, une interprétation, et que les plus violents et les plus bruyants sont rarement les plus persuasifs. ”
“ Aujourd’hui, de probes et sagaces historiens entreprennent de reviser l’histoire de ce siècle abominable que, dans les écoles démocratiques et les salons libéraux, on appelle toujours le grand siècle. ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Laisse pénétrer jusqu’à nous le rayon de ton intelligence et la chaleur de ton amour ; alors, ce qui est mobile sera fixé, l’ombre sera un corps, l’esprit de l’air sera une âme, le rêve sera une pensée. ”
Louis Madelin,
Revue des Deux Mondes
“ Voyez en quelles formules brèves tiennent six générations : « Après les grandes crises du XVIe siècle, l’ordre européen est maintenu. Une génération écoute la voix de la Raison. Génération exemplaire : les Classiques. — Enorgueillis par leur maîtrise, ils deviennent les Magnifiques. Les magnifiques gaspillent et inquiètent : voici les Critiques. Ils sapent l’ordre ancien et annoncent un ordre nouveau : les Philosophes. Leur pensée est action : les Révolutionnaires. Ils accouchent l’Europe moderne dans le sang. — La nouvelle France est née : les Organisateurs. » ”
