André Michel

Élements biographiques

André Michel Notes sur l'art moderne : [peinture… (1896)

Le style d'un maître n'est jamais en dernière analyse que la mise en évidence, l'exaltation de certains caractères de la nature, à quoi correspond fatalement l'élimination plus ou moins consciente et systématique de certains autres. La loi des sacrifices est absolue dans l'art; il n'est pas sans elle de puissant effet d'ensemble, et, à y regarder de près, la raison de ces sacrifices se trouve toujours, d'une part dans la destination de l'œuvre, de l'autre dans les aptitudes spéciales de l'œil et la qualité particulière de la sensibilité de l'artiste.
Source : Gallica

André Michel Sur la peinture française au XIXe siècle (1928)

« O sourire d'un mourant! coup d'œil maternel, étreintes de désespoir, domaine précieux de la peinture! écrivait-il sur son carnet. Silencieuse puissance qui ne parle qu'aux yeux et qui gagne et s'empare de toutes les facultés de l'âme! Voilà l'esprit, voilà la vraie beauté qui te convient, belle peinture, si insultée, si méconnue, livrée aux bêtes qui t'exploitent. »
Je n'oublie pas les chefs-d'œuvre de cette série, d'ailleurs inégale; mais je note l'empressement joyeux avec lequel Delacroix, dès que l'occasion lui est de nouveau offerte, revient à la grande peinture monumentale.
Source : Gallica

André Michel Revue des Deux Mondes

Comment le délicieux « troubadour du bon Dieu, » le poète et le docteur inspiré qui, par l’amour, réconcilia l’ordre de la nature et celui de la grâce, le chantre de notre sœur l’eau et de notre frère le soleil, l’ami des artistes, n’aurait-il pas trouvé le chemin de leur cœur ? Le charmant rêveur qui, dans les travaux des Mois de la cathédrale d’Amiens, s’est assis sous un arbuste en fleurs où chante un petit oiseau, l’illustration des Jours de la création au porche septentrional de Chartres ont toute la grâce, la fraîcheur et la tendresse d’un poème franciscain !
Source : Wikisource

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