Charles Bigot

Élements biographiques

Charles Bigot La Fin de l'anarchie ; par Charles Bigot (1878)

L'idée républicaine a été, dans ce siècle, cette foi politique que rien ne peut ébranler, lorsqu'une fois elle est entrée dans les âmes. A chaque génération, elle a vu venir à elle les coeurs ardents, les esprits élevés. Toutes les nobles aspirations de la conscience moderne, ces généreuses pensées de fraternité, d'égalité, de liberté, de solidarité, tout ce qu'une âme bien née forme de voeux pour la diminution du mal sur la terre, pour l'affranchissement de ceux qui souffrent, pour l'établissement de la paix entre les hommes, la doctrine républicaine en a fait son programme.
Source : Gallica

Charles Bigot Peintres français contemporains (1888)

La sérénité, qui est la première grandeur de l'idéale beauté, n'était point le fait de cette âme toute fougueuse. Cela seul lui plaisait qui mettait en œuvre l'énergie et la passion ; il ne se reposait d'un effort que par un autre effort. La rêverie molle et délicate, qui s'abandonne aux choses au lieu de les dominer, qui aime à flotter, à glisser sans but, à se laisser bercer aux vagues impressions, l'éloignait plus qu'elle ne l'attirait. Il ne trouvait le bonheur que dans la lutte et la victoire.
Source : Gallica

Charles Bigot Peintres français contemporains (1888)

L'œil ne voit pas seulement les objets avec leurs formes, leur silhouette, leur relief, leurs détails plus ou moins marqués suivant son acuité et les distances où ils sont placés : il les voit aussi baignés par la lumière et revêtus de couleurs diverses. C'est cette vision de la couleur, le charme qu'elle fait éprouver, le besoin de la rendre, qui a créé l'art de la peinture. C'est cet amour de la couleur et de la lumière qui fait qu'un homme se fait peintre au lieu de se faire dessinateur, graveur ou statuaire.
Source : Gallica

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