Résumé

Charles Bigot La Fin de l'anarchie ; par Charles Bigot (1878)

La conservation sociale et le péril, la sécurité et l'inquiétude, l'ordre et le désordre, ne sont que la conséquence de cet accord ou de ce désaccord !
Moquez-vous, si vous le voulez, de la frivolité populaire : le fait que vous ne détruirez pas, c'est que, pour toute nation, le gouvernement c'est l'emblême
visible qui personnifie la Patrie, le centre de toute solidarité. Il est pour elle, dans la vie de tous les jours, ce que représente le drapeau pour le soldat sur le champ de bataille ; il est le signe et le symbole autour duquel tous se rallient.
Source : Gallica

Charles Bigot La Fin de l'anarchie ; par Charles Bigot (1878)

Le parti orléaniste hait la démocratie, et il sent bien que la République en France sera; forcément démocratique. Il n'y a plus ici rien qui soit inspiré par un sentiment de misérable calcul. Cette haine de la démocratie est sincère. Le parti orléaniste ne veut pas de classe au-dessus de la bourgeoisie, mais il en veut une au-dessous. Il veut que l'élément social qu'il représente domine; s'il s'intéresse à la liberté de la presse, aux droits du Parlement, s'il exige la responsabilité ministérielle, il tient peu aux libertés, comme celles des réunions, dont le peuple surtout doit profiter.
Source : Gallica

Charles Bigot La Fin de l'anarchie ; par Charles Bigot (1878)

Une République après tout peut être cléricale aussi bien qu'une Monarchie. Puisque c'est la majorité qui fait les lois, si l'on a la majorité pour soi, pourquoi ne ferait-on pas celles que l'on désire? Pourquoi n'exploiterait-on pas à son profit les institutions républicaines aussi bien que les institutions monarchiques ? Il suffit pour cela d'être en nombre dans le Parlement et dans le corps électoral. Au lieu de s'acharner dans l'Opposition, il est bien plus raisonnable de s'appliquer à devenir le gouvernement et de manier alors le balai par le manche. Une République même peut avoir du bon.
Source : Gallica

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