J. Guixou-Pagès, Le prétendant (2e édition) (1896)
“ Ah! laissez-moi vous ouvrir enfin une fois mon coeur. Il y a vingt ans que j'étudie le socialisme, je m'y connais. Eh bien ! je rougis pour mon siècle et pour mon pays, que dans une nation qui passait pour spirituelle autrefois, comme la France, des jeunes gens sortis des écoles de l'Etat et chargés de recueillir et de disséminer dans le fond du pays, le bon sens public et l'intelligence officielle de la nation, aient pu descendre à ce degré de sottise et d'hébétement d'esprit. Est-il donc vrai qu'il y a des moments de décadence et d'idiotisme dans le génie éclipsé d'un peuple ? ”
