Résumé

Fernand Giraudeau Nos moeurs politiques, lettres au rédacteur du "Constitutionnel" (1868)

C'est par eux que l'ouvrier s'initie à la politique : c'est leurs impressions qu'il reçoit. C'est eux qu'il interroge sur tout : il n'entend, il ne voit qu'eux. Et l'on s'étonne que l'ouvrier parle et vote comme eux! On s'étonne que l'ouvrier méconnaisse les intentions, les bienfaits du gouvernement ! Expliquons-les-lui, nous qui aimons L'Empire, et désirons qu'il soit aimé! Ils nous écouteront, comme ils écoutent nos adversaires, et, si nous avons raison, quand nos adversaires ont tort, il saura le reconnaître.
Source : Gallica

Fernand Giraudeau Nos moeurs politiques, lettres au rédacteur du "Constitutionnel" (1868)

Le peuple, enfin, pressuré par tous, détestant la noblesse, la bourgeoisie, les parlements, comme ceux-ci se détestent entre eux ; déjà travaillé par la passion de l'égalité, laissant échapper par brusques saillies ses instincts niveleurs, ne respectant que la royauté, n'aimant qu'elle, ne comptant que sur elle.
Le peuple a raison ! Seule, en effet, la royauté comprend son devoir; seule, elle s'est fait aimer en France; seule, elle tient sa place : à la tête de nos armées, à la tête de toutes les oeuvres d'intérêts français ; seule enfin, elle a pitié du peuple et vient à son aide.
Source : Gallica

Fernand Giraudeau Nos moeurs politiques, lettres au rédacteur du "Constitutionnel" (1868)

Hélas! ils devraient savoir qu'il n'a jamais fallu chez nous beaucoup de courage ni beaucoup d'esprit pour braver le pouvoir. Ils devraient se rappeler ces paroles éloquentes de M. de Lamartine :
Le pouvoir, c'est l'ennemi commun. On ne trouve de grâce et de courage qu'à se poser en héros contre son impuissance. Personne ne songe à s'opposer contre la tyrannie réelle, qui est l'opposition et la presse. On flatte ce qui est la seule puissance. C'est toujours la même lâcheté : je me trompe, c'est l'hypocrisie du courage...
Source : Gallica

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