Fernand Giraudeau

Résumé

Fernand Giraudeau,  Une excursion électorale (1863)

“ Regardez-vous, messieurs, comme de purs accidents tous ces désordres, tous ces scandales qui viennent chaque jour porter la tristesse et l'effroi dans l'âme des honnêtes gens? Non, messieurs, tous ces désordres, tous ces scandales ne sont pas des accidents : c'est la conséquence, inévitable de la politique perverse qui nous régit ; de cette politique qui, trop faible pour asservir la France, s'efforce de la corrompre. Tant que le système durera, les désordres, les scandales dureront et augmenteront; si cela n'est pas clair, il n'y a rien qui le soit au monde. ”
Source : Gallica

Fernand Giraudeau,  Une excursion électorale (1863)

“ CASIMIR. Mon Dieu! que vos députés traitent bien les affaires, c'est possible : ils ne font pas autre chose ! Mais, quoi que vous disiez, ils ne sont pas institués pour cela. Non ! votre Corps législatif n'est pas une véritable assemblée politique : c'est un grand conseil général. Le mot n'est pas de moi, mais il est juste. Nous n'avons plus qu'une assemblée politique, hélas !
M. DUROZET. Laquelle?
CASIMIR. L'Académie. Elle seule peut nous consoler de l'amoindrissement universel.
”
Source : Gallica

Fernand Giraudeau,  Une excursion électorale (1863)

“ Nul ne peut lui interdire l'entrée du Sénat ou du Corps législatif. Sous ce règne de l'opinion, les concessions même tacites, même faites par le seul usage, ne se reprennent pas; ou ne se reprennent du moins qu'en cas de nécessité supérieure et de péril public : en ce cas, l'opinion elle-même applaudit. La sécurité du jour étant de la sorte assurée, nous travaillerons à acquérir ces moeurs de la liberté qui doivent tout précéder; nous prierons le gouvernement de nous y aider en encourageant l'esprit d'association, en favorisant la décentralisation administrative et intellectuelle 2. ”
Source : Gallica

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