Résumé

Fernand Giraudeau Vingt ans de despotisme et quatre ans de liberté (1874)

S'ils continuaient à dire l'Empire c'est la révolution, — quand tout démontre que l'Empire est désormais la seule monarchie possible et qu'en dehors de la volonté nationale librement consultée, on ne peut fonder un régime durable ;
S'ils continuaient à dire l' Empire c'est le despotisme, — quand toutes ces armes que l'Empire employait à défendre l'oeuvre définitive de huit millions de suffrages, ils les employent à leur tour pour défendre l'oeuvre provisoire d'une Assemblée, — Assemblée souveraine (Dieu me garde de le contester !)
Source : Gallica

Fernand Giraudeau Vingt ans de despotisme et quatre ans de liberté (1874)

Le Septennat n'est point une arme assez puissante pour écraser l'Empire ? Qu'on en forge une autre ! La République septennale n'empêche ni les candidats bonapartistes de déployer leur drapeau, ni les électeurs de le suivre ? Qu'on fasse la République définitive, ou, si on le préfère, le Septennat impersonnel ! Les deux se valent en effet. Les orléanistes, croyant qu'avec une Assemblée telle que sera la prochaine, où ils figureront comme un mince appoint, le Septennat impersonnel aurait chance de passer aux mains d'un de leurs princes, font preuve d'une médiocre clairvoyance.
Source : Gallica

Fernand Giraudeau Vingt ans de despotisme et quatre ans de liberté (1874)

VINGT ANS DE DESPOTISME 113
Mon gouvernement, je vous le dis avec orgueil, est un des seuls qui aient soutenu la religion pour elle-même ; il la soutient, non comme un instrument politique et pour plaire à un parti, mais uniquement par conviction et par amour du bien qu'elle inspire et des vérités qu'elle enseigne.
Non, l'Empire ne fit pas de la religion un instrument de règne ; il ne mêla point le clergé à la politique. Il le laissa dans son domaine, libre, riche, fort, honoré : c'est la seule manière de le servir utilement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature