Résumé

La France et la révolution (1872)

“ Elle seule, la France, ne se sauvera peut-être pas ! Elle ne se sauvera peut-être pas parce que le virus révolutionnaire est dans son sein et dans son sang; elle ne se sauvera que si elle se sauve de la Révolution !
Elle est la proie des partis qui la déchirent et qui la souillent. Aucune nation n'en compte un aussi grand nombre. Ce qu'ils rêvent, ce n'est pas la revanche contre la Prusse ; c'est leur propre triomphe. Aux premiers coups de tonnerre de Wissembourg, de Reichshoffen, de Sedan, leur cri de colère et de vengeance n'a pas été contre la Prusse, mais contre le gouvernement.
”
Source : Gallica

La France et la révolution (1872)

“ Pour réformer un tel outillage, pour changer tout un système de gouvernement, pour bouleverser le personnel de toutes les administrations, lorsque, devant l'ennemi, c'est l'existence même de la nation qui est en péril, il faut être ou fou ou criminel. Des changements, des innovations, des improvisations au milieu d'une crise qui laissé le pays comme suspendu au-dessus d'un abîme, c'est sa désorganisation, sa désagrégation, sa dislocation au moment même où, pour se sauver, il aurait le plus besoin de toute sa force d'organisation et de cohésion. ”
Source : Gallica

La France et la révolution (1872)

“ Il n'y a ni soldats, ni armées, ni victoires, sans l'esprit de soumission, sans le respect, l'obéissance, la discipline. Pour que la loi militaire puisse faire un soldat, il faut que la loi civile lui remette un sujet qu'elle ait déjà préparé à cette noble carrière de dévouement et de sacrifice ; il faut qu'elle lui ait appris à croire à quelque chose, à Dieu, à la patrie, à la famille, à l'autorité, au gouvernement, aux supériorités, aux hiérarchies, au droit, à la tradition. ”
Source : Gallica

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