Résumé

Portrait de Eugène Rostand Eugène Rostand A travers la politique : notes au jour le jour (1871)

L'histoire impartiale, plaçant au dessus de tout les intérêts permanents de la France, ne pourra refuser de dire: si Sedan, comme Iéna pour la Prusse, comme Sadowa pour l'Autriche, n'avait point été suivi de cette complication odieuse, une révolution devant l'ennemi; si l'aberration d'un peuple trompé n'avait amené le dégoût et l'éloignement de l'Europe conservatrice, — la paix nous eût coûté quelques sacrifices promptement réparables, — et sans anarchie intérieure.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Rostand Eugène Rostand A travers la politique : notes au jour le jour (1871)

Mais ce serait une erreur funeste, sous couleur de patriotisme, que de nous épuiser au rêve d'une revanche armée. Ce n'est point à la force que sera d'abord réservée, — si nous méritons que Dieu ne nous la refuse pas, — cette fortune, enviable entre toutes, de réparer nos revers. Une politique ferme et surtout patiente, liée avec habileté et suivie avec constance, nous peut seule rendre l'ascendant compromis.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Rostand Eugène Rostand A travers la politique : notes au jour le jour (1871)

Pour nous sauver de misères irrémédiables et inexprimables, il faut un cerveau clairvoyant et une main hardie. La France croit peu que le représentant de la dynastie de Bourbon soit cet homme nécessaire, ou soit capable de le découvrir ; elle croit moins encore le pressentir parmi ceux qui se rangeraient autour de son trône, et les agitations impuissantes, les illusions parlementaires, le peu d'esprit pratique de l'Assemblée ne lui laissent de ce côté nulle espérance.
Enfin, la France n'est pas seulement bourgeoisie; elle est surtout peuple.
Source : Gallica

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