Résumé

A. Maurize La France envahie et la guerre sainte… (1870)

L'empire n'est pas autre chose, au fond, qu'une barraque de saltimbanques qui abrite une bande de chevaliers d'industrie qu'on peut appeler, à bon droit, la bande de Napoléon III, et qui a exploité la France, en lui faisant peur de la révolution, au moyen d'une foule de stratagèmes. Toutes les améliorations et les progrès matériels qui se sont accomplis en France, depuis vingt ans, n'avaient nullement besoin de la dynastie Napoléonienne. Et, à moins d'être sous l'influence de la peur, on ne saurait être en même temps bonapartiste et honnête homme.
Source : Gallica

A. Maurize La France envahie et la guerre sainte… (1870)

Il faut le dire, la France impériale n'a qu'une grandeur fausse et théâtrale, qu'une prospérité factice et mensongère, qu'une civilisation grossière et pervertie.
Il n'est pas vrai qu'une nation soit grande quand elle n'inspire que la défiance, même à son gouvernement, dont, par la même raison, elle se défie tout en le subissant; — quand elle est descendue de son rang; — quand elle a perdu dans le monde sa prépondérance et son influence morale; — quand pouvant empêcher l'iniquité, elle la laisse s'accomplir et va jusqu'à s'y associer.
Source : Gallica

A. Maurize La France envahie et la guerre sainte… (1870)

Mais mon Dieu, diront encore quelques hommes nerveux, sinon de mauvaise foi, du camp du gouvernement, c'est au profit de la France elle-même que le Président de la République, en pervertissant l'armée, s'en est emparé, et non au sien ; par pur dévouement, par sacrifice, comprenant ses besoins auxquels il voulait satisfaire, et la France en a été enchantée. Qui ne voit la grandeur qu'il lui a donnée, sa splendeur, sa force ? Cela crève les yeux, il n'y a qu'à regarder autour de soi, et ce n'est pas fini.
Source : Gallica

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