Résumé

La Neutralité belge et les crises européennes (1859)

La noblesse de Wurtemberg est peut-être la plus arriérée de l'Allemagne, et en même temps la plus hostile au progrès. Elle n'a pas voulu rester en arrière de celle de la Bavière, et de celle du Hanovre, car c'est de cette noblesse qu'est venue l'initiative des mesures prises en haine de la France. Or, que veulent ces hommes d'un autre âge avec leurs fauxsemblants de patriotismes ? Où prétendent-ils en arriver en prêchant une croisade contre la France? En 1848, ils étaient humbles, tremblants devant l'anarchie.
Source : Gallica

La Neutralité belge et les crises européennes (1859)

En Allemagne, les excès de 1848 n'avaient pas seulement tué la démagogie, mais compromis et au delà le libéralisme. La politique autrichienne triomphait partout, et déjà à Vienne on espérait qu'en France même la révolution périrait entre les mains des hommes de février, et que, pour avoir le repos, la France accepterait des mains des ennemis de la révolution un chef qui fût leur allié. L'Autriche n'a jamais connu d'autre politique que la ruse et la force. Parla ruse, elle avait joué le Parlement de Francfort, joué la Prusse, elle allait bientôt jouer la Russie.
Source : Gallica

La Neutralité belge et les crises européennes (1859)

Ah ! c'est leur ennemi en effet, mais l'Allemagne, mais le peuple allemand ne devrait-il pas comprendre qu'il n'a pas de meilleur ami que celui qui rend plus stable, plus générale la pratique de la liberté en lui assignant l'ordre pour base et l'autorité pour sommet? Ce n'est pas au delà du Rhin, ce n'est pas en France, c'est en Allemagne que se trouvent les plus implacables ennemis de la nation allemande. Si la France pouvait périr, le système de gouvernement autrichien étendrait son réseau sur toute l'Allemagne, et alors, mais trop tard, les peuples porteraient le deuil de la France.
Source : Gallica

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