Résumé

Napoléon III, sa politique extérieure et intérieure… (1867)

Dans un pays comme la France, où l'instruction encore incomplète permet au peuple de déchiffrer, mais non point toujours de bien comprendre ce qu'il lit, il est à craindre que la liberté de la presse ait des conséquences fâcheuses par les déplorables doctrines morales ou sociales qu'elle peut répandre, par ses attaques contre le gouvernement ou les personnes, soit dans leur vie privée, soit dans leur vie politique.
Le journaliste n'est pas, en effet, comme le député, un homme ayant un mandat qui l'autorise à se faire l'interprète des sentiments de ceux dont il l'a reçu.
Source : Gallica

Napoléon III, sa politique extérieure et intérieure… (1867)

La guerre de Crimée, c'est le maintien de la nationalité turque protégée contre les envahissements de la Russie, c'est la nationalité roumaine dégagée de la pression de ses puissants voisins.' La guerre d'Italie, c'est l'émancipation des provinces soumises à l'Autriche contre le droit des peuples. C'est au nom de ce principe que la Pologne s'est révoltée, que les provinces allemandes ont été réclamées au Danemark, que l'Allemagne entreprend l'oeuvre de son unité, et que la Crète secoue aujourd'hui le joug de la Porte.
Source : Gallica

Napoléon III, sa politique extérieure et intérieure… (1867)

La liberté, ce mot magique, dont le seul nom a tant de prestige, est le premier mot du despotisme quand elle devient abus. Or, ce qui manque en France, c'est le respect des lois, c'est le respect du pouvoir. Le jour où un gouvernement accorde une liberté, loin de voir dans cette concession une preuve de confiance et de s'unir à lui dans l'oeuvre de réforme et d'amélioration, les partis se relèvent et n'usent du droit accordé que pour battre en brèche le pouvoir et le renverser.
Source : Gallica

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